Elle se sentait mal, ici. Deux jours qu'elle était partie de l'établissement, et deux jours qu'elle voulait y retourner. Elle ne s'imaginait pas en sortir dans ces circonstances. Elle n'avait rien mangé. La seule eau qu'elle buvait sortait du robinet de la salle de bain mitoyenne a sa chambre.
Prudemment, afin de ne pas faire tourner sa tete, elle se leva de son lit et alluma l'ordinateur. Voila longtemps qu'elle ne s'était pas servie de ce genre d'engin. Mais tout ce qui était électronique, elle en faisait son affaire. Alors elle dirigea le clic de la souris sur l'icone en forme de E et se retrouva ainsi sur internet. Son point de recherche se fit sur l'annuaire. Son adresse, elle cherchait son adresse. Dans le champ du nom, elle entra Thümper. Dans le champ prénom, elle entra Bill. Elle n'inscrit rien dans l'adresse mais entra tout de meme dans le champ de la ville celui de Loitshe. Elle lanca la recherche. RIEN. Evidemment. Bill était mineur, pourquoi son nom serait-il dans l'annuaire. Ce résonement était stupide, et elle se donna une frappe sur le front. Comment pouvait-elle donc faire pour le retrouver ?
Elle prit sa douche, s'habilla, se maquilla, et attacha ses cheveux, et sortit sans meme adresser un mot à son frere, assis dans le canapé, la bouche en O. Elle descendit a toute allure les marches qui la séparait du hall, pour que son frere ne la rattrape pas, et prit le premier bus qu'elle vit. De toute facon, tous les bus passaient par là où elle allait. Elle ne se fit donc pas de bile et sortit de son pantalon beaucoup trop large son téléphone. Elle avait eu tellement de mal à se le payer. Mais elle avait réussit. Il n'était pas de la derniere technologie, mais tant qu'il pouvait émettre un appel, cela lui suffisait. En allant dans son répertoire, elle chercha le nom de Tom. Vite elle appuya sur la touche appel. Une, deux, puis trois sonneries. Il décrocha enfin.
?Tom Thümper? répondit-il.
?Tom, c'est Zora.?
?Oh, ma puce ...?
?Pas le temps de causer? le coupa-t-elle. ?T'es habillé ??
?Euh oui.?
?Alors rejoinds-moi dans le parc dans dix minutes sous le grand chêne. Je suppose qu'ils t'ont collé une nouvelle âme en peine.?
?Bien vu. Je te rejoinds.?
Pas le temps de discuter, et le crédit coûte cher. Alors autant etre simple et expéditif. Et Tom ne s'en sera pas formalisé. Une vieille femme se présenta devant la jeune fille, assise sur un siege. Elle affichait un faux air gêné sur le visage.
?Excusez-moi, ma demoiselle, pourriez-vous me laissez votre place s'il vous plait??
?Et puis quoi encore !!!?
?Voyons, je suis une vieille femme!!!? s'énerva-t-elle.
?Et les places réservées sont à l'avant du bus, de plus, nous sommes aux heures de pointe. Vous etes a la retraite. Vous pourriez au moins attendre les heures où plus personne n'est là pour laisser les travailleurs épuisés s'asseoir après une journée de boulot non ?? s'énerva-t-elle plus encore.
Tout le bus s'était retournée sur Zora. Mais elle s'en fichait. La mamie laissait paraitre une larme sur sa joue. Juste pour faire pitié, pensa la jeune fille. Ces bonnes femmes sont seules et cherchent par tous les moyens a se faire remarquer. Elle non plus n'avait pas d'amis. Sauf un. Mais Tom était-il réellement un ami ? Elle lui en doit une, ca, c'est sur, et ils ont partagé la meme chambre durant trois ans, mais finalement, elle ne le connait pas tant que ca. Et elle ne fait pas tout pour que le monde la remarque. Au contraire, elle s'écrase bien gentiement, et n'embete personne.
Le bus marqua l'arret. Se fut le sien. Elle descendit alors. L'établissement se tenait là, devant elle. Elle reajusta son sac sur son épaule, comme pour effacer sa gene, et pénétra en son entre. Une jeune femme au sourire radieux se tenait derriere l'acceuil. Une mine de surprise marquait à présent son visage.
?Zora ? Que faites-vous là ??
?Je viens voir Tom.?
?Vous etes bien la seule à revenir ici. Et encore plus a y garder des attaches.? S'étonna la jeune femme.
?Tom n'est pas une attache, c'est une promesse. Et quant au fait que je revienne, vous savez tres bien que tout le monde regrette un jour ou l'autre cet endroit. Je ne vous apprend rien, Becky.?
En effet, la jeune secrétaire fut autrefois pensionnaire de l'établissement. Sa tete se baissa, regarda son contoire, puis elle laissa la jeune Zora pénétrer dans le parc de la batisse.
Il état grand, clair, un gazon parfaitement vert s'y dressait l'été. Et un magnifique manteau de neige l'hiver. Elle se dirigea instinctivement vers les chenes, sans se soucier des regards interrogateurs de ces anciens voisins de chambre. Et c'est là qu'elle le vit. Assis, le regard dans le vague, sa casquette masquant son visage si pur. Elle s'approcha et s'assit a son coté, le faisant la regarder. Un sourire s'illumina sur son visage, puis il la prit dans ses bras.qu'ils étaient bien tous les deux. Rien que tous les deux. Quelques secondes plus tard, elle desserra leur éteinte, puis elle s'éclaircit la voix.
?Ecoute Tom, je sais pas par où commencer. Je n'ai que son nom. Ca ne va pas bien loin. J'ai besoin que tu m'en dise plus...?
?Je ne te raconterai rien, et tu le sais. Pas par manque de confiance en toi, mais parce que je n'y arrive pas. Par contre, essaie avec ca. Bill Kaulitz. Tu devrais mieux y arriver.?
?Bill Kaulitz ? Mais vous n'avez pas le meme nom??
?Si, mais Thümper est mon nom de scene...?