« Retour au blog de tokiohfictiony

_____-Chapitre 4-_____







Le village a tellement changé. A présent reigne la vieillesse, le chômage, l'envie et l'intolérence.

Je n'y avais pas remis les pieds depuis un certain temps, il faut dire.

Mon retour au gymnasium n'a pas été de tout repos. Je m'attendais a passer inaperçut au milieu de tous les jeunes. Mais je pensais mal. Des que le car est arrivé devant l'établissement, tout le monde m'a regardé de travers. Y compris les professeurs. Et des que mon nom a été prononcé, ma courte paix a été terminée. Tous se retournaient sur mon passage, chuchotaient dans mon dos : "il a du culot de revenir ici". Mais lorsque l'on est mineur, on n'a pas vraiment le choix. Si je l'avais eu, je serais resté à Berlin. "Ce qu'il a changé". Que pensait-il ? Que j'allais rester éternellement petit et avec ma voix de crecelle ? Puis un m'a posé une question. Je ne m'y attendais plus. "Tu ne serais pas le frere de Tom ?".

Non, je ne le suis pas. Ce n'était pas la réponse qu'il attendait, je pense. Tanpis pour lui. Ca lui apprendra a poser des questions stupides. Je ne veux pas que l'on m'embete.

Je pensais que dans un bahut de plus de 2000élèves, un nouveau passerait inapercut. C'est définitif, je pense mal. Toutes les questions les plus absurdes m'ont été posées. Et cette question qui revenait en boucle. "Quand reviens Tom?".

Qu'en sais-je, moi ? Rien. Je n'en sais rien. Arretez de me harceler avec ce gars. Je me fiche de sa vie, et de la votre. Alors pourquoi me les racontez-vous ? Ce qu'il y a de positif, c'est que je ne le verrais pas avant un bon moment, d'après ce que j'ai compris.





Les cartons de ma chambre sont a peine défaits. Mon pere ne rentre pas avant demain, avec le reste des cartons. Je m'attèle à ouvrir le premier, celui de mes fringues. Je les étale sur mon lit puis les range ensuite correctement dans l'armoire. Meme si je sais que demain tout sera défaits et à moitié par terre.

Une paire de chaussettes rouges roulée en boule me fait de l'½il. Je la défaits et en extrait une liasse de billets. Je la contemple un instant, puis la range dans le tiroir à double fond de ma commode où se trouve déjà une photo et un éclat de bois. Je les recouvre de la liasse pour ne plus les voir. Une larme coule déjà sur ma joue, ça ne sert à rien d'en rajouter. Une suffit largement. Surtout pour çà.

Je finis de ranger en silence. Un silence froid et sans vie. La nuit est tombée et elle me fait peur. Je prends mon téléphone et dirige mon appel. Il faut que je travaille ce soir. La nuit est belle. Le monde est de sortie, aujourd'hui. Pour ne plus penser, il faut travailler.


Mon contact m'a trouvé de quoi travailler. Je suis content. Je ne serais pas seul ce soir.

Le reflet que me renvoie le miroir de ma chambre me fait peur. Je ne dors plus beaucoup en ce moment, à cause de ce foutu déménagement. Je passe vite fait un coup de correcteur sur mes cernes, ajoute un peu de brillant à mes levres, et mon reflet me sourit. Je change rapidement de tee-shirt pour en mettre un plus sobre, noir. Le dehors m'ouvre ses bras. J'attrape tout ce qu'il me faut, et claque derriere moi la lourde porte de la maison.








___________________________________________________

J'attends vos avis avec impatience.
Aussi bien sur la fiction que sur l'habillage du blog.
Bisoux.
Joy


___________________________________________________
# Posté le samedi 22 septembre 2007 18:27
Modifié le vendredi 16 novembre 2007 09:43

« Article précédent : _____-Chapitre 3-_____

Article suivant : ___-Chapitre 5-___ »