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Un chapitre où on l'on me retrouve enfin. Enfin ma facon d'écrire. Dans les premiers, on posait
l'histoire, alors j'avais du mal a poser mon style, mais ca y est, Joy est de retour !!!
Alors bonne lecture a tous.
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Un chapitre où on l'on me retrouve enfin. Enfin ma facon d'écrire. Dans les premiers, on posait
l'histoire, alors j'avais du mal a poser mon style, mais ca y est, Joy est de retour !!!
Alors bonne lecture a tous.
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Mon train est arrivé en retard. Ce qui a fait durer le moment en présence de mon frere. L'ambiance était vraiment tendue. Il m'en veut que je parte. Mais je ne m'en donne pas le choix. Et puis de toute façon, je ne pouvais pas rester avec lui. Mon c½ur m'en empechait. Papa ne l'aurait pas voulu. Remarque, il ne voulait pas beaucoup de choses.
Je monte dans le wagon, et m'installe a mon siège. Un charmant jeune homme m'aide a monter mes bagages, au nombre de deux, beaucoup trop lourds pour moi. Je le remercie, puis m'asseois. Je sors de mon sac le magasine que j'avais repéré de TRES loin et que je suis pressée de lire. Ce train a vraiment mis beaucoup de trop de temps à arriver.
A la Une, les Tokio Hotel. Le titre pose une question. « A quand la mort du groupe ? ». Je m'empresse d'ouvrir a la bonne page. Un article entier remplit de photos leur ai consacré.
« Voilà bien longtemps que nous n'avons plus de nouvelles de ce groupe pourtant il y a encore quelques mois tout le temps en écoute sur les ondes, sur tous les podiums, et sur toutes les scènes. Une tournée mondiale avait été prévue, pour franchir enfin toutes les frontières, mais elle a finalement été annulée. Pourquoi un tel revirement ? Et surtout, pourquoi ce silence radio ? Eux que l'on voyait partout, sont finalement invisibles. Nos chers ados modeles en auraient-ils eu marre de cette surmédiatisation ? Pour en savoir plus, nous avons interrogé trois membres du groupe : Liam, Georg et Ulrich.
Exclu-Rock-Mgazine :
Bonjour a tous. D'abord, pourquoi Tom est-il absent ?
Georg : Tom n'a malheureusement pas pu assister a cette interview. Il rencontre quelques soucis personnels l'empechant de venir.
ERM : Rien de grave, j'espere ?
G : Cela depend de quel point de vue on se place.
ERM : D'accord. Alors, où en est le groupe ? Pourquoi tant d'annulations ?
Liam : Comme nous vous l'avons dit, Tom rencontre quelques problemes, ce qui nous empeche de nous produire. Et comme nous jouons ensemble, ou pas du tout, on ne joue pas.
ERM : Donc il n'y a aucun projet en cours ? Et quand pensez-vous reprendre ?
Ulrich : Malheureusement, pas tout de suite. Mais je dois vous avouer que si Tom ne reviens pas bientôt, je serais dans l'obligation de quitter le groupe. On en a dejà tous parlé, et j'ai déjà eu une proposition de contrat.
L : Moi aussi.
ERM : Je vois. Cela risque de faire peur a vos fans.
L : On s'en doute bien, mais on vit pour la musique et malheureusement, voici des mois que nous n'en faisons plus que pour nous. On aime se produire sur scene, c'est ca qui nous porte, et on ne peut plus le faire.
ERM : Et vous, Georg ?
G : Moi j'ai eu quelques propositions, que j'ai toutes rejeté, et que je rejetterai encore si d'autres me parviennent. Je préfère abandonner la musique plutot que de trahir un ami.
ERM : Oula, vous y allez fort. Etes-vous en train de dire que Liam et Ulrich trahissent Tom ?
G : Exactement, mais je ne leur ai pas caché. Ils savent ce que je pense. On ne se déteste pas pour autant. Je trouve simplement dégueulasse de lacher un ami. S'ils avaient été a sa place, ils auraient voulu qu'on les attende. Donc voilà, moi je reste. Meme si on n'est plus que deux au final.
Beaucoup de révélations en une seule interview. Notre journal continue de chercher les informations complémentaires à l'affaire. Qu'arrive-t-il a Tom ? Comment va-t-il ? Est-ce la fin du groupe ? [...]»
Je referme ce torchon et lache une larme. Foutez-lui donc la paix.
***
La derniere fois que l'on m'a envoyé a l'école, j'ai promis qu'il n'y en aurait pas d'autre. J'ai tout fait pour me faire virer. Et en beauté, s'il vous plait. Et j'y ai plutot bien réussit. Mais tout ne s'est pas passé comme comme prévue. Et tout a fait que finalement, je rencontre Tom. Que serai-je devenue sans lui ? Il m'a fait tellement peur, la premiere fois que je l'ai vu. Une petite bête affolée. Il n'était pas là depuis longtemps, ca se voyait. Et il semblait si fragile. A l'époque, il était plus petit que moi. Il était vraiment maigre. Comme s'il n'avait pas mangé depuis des semaines. Il avait tout le temps froid. Et il se trouvait absent pendant des heures par jour, au début. Il pleurait tous les soirs. Il ne vivait pas. Il pleurait. Sa vie n'était que sanglots et froid glacial. J'avais peur pour lui, tellement peur. Il me faisait l'effet d'un enfant à protéger. Moi qui détestait tout le monde et qui ne vivait que pour moi, je me suis surprise a vouloir l'aider.
« Je meurs de froid » me disait-il, comme chaque soir. « Je n'en peux plus ». Et comme chaque soir, je passai sous ses couvertures, et lui se blotissait contre moi. Sa tete se logeait dans mon cou, et je l'embrassais sur le sommet du crane en lui frottant le dos. « Je vais mourir, si ca continue ».
Et comme chaque soir, cette phrase me glacait le sang. « Tom, je t'interdis de dire ca ...». Et ce soir-là, j'ai fais un effort surhumain pour lui dire ce que je pensais au plus profond de moi. « Je t'interdis de dire ca, petit frere ... »
« Zora ?
-Oui, Tom ?
-Ne le prends pas mal, mais j'ai déjà un petit frere.
-Je ne le prends pas mal, tu restes quand-meme mon petit frere, bien que tu sois plus âgé.
-Il s'appelle Bill. C'est a cause de lui que je meurs un peu plus chaque soir. Si un jour, je suis adulte, je le retrouverai.
-Tu es déjà plus adulte que la plupart des majeurs. Un vrai petit homme.
-Un petit homme qui a peur et qui a froid dans le noir.
-Un grand homme qui ose avouer ses peurs ...
-Un grand homme qui te prouve qu'il n'en est pas un.
-Un grand homme qui sait se battre.
-Un grand homme qui n'en a plus la force.
-Alors une personne extraordinaire qui ferait bien de dormir maintenant qu'elle n'a plus froid. ».
J'ai entendu un dernier soupir, et il s'est endormi. Le lendemain, j'avais déjà presque oublié cette conversation, jusqu'à ce qu'il me reparle de Bill, il y a trois semaines.
Mais tous les soirs, c'était le meme rituel, je me couchais dans son lit. Meme si au bout d'un temps, le froid avait cessé de se propager dans son corps, et que la peur avait qausiement quitté son c½ur. Elle a cessé presque au meme moment que le jour où je lui ai dit que je partais.
« Dans deux mois, je pars.
-Comment ca, tu pars ?
-Dans deux mois, je quitte cet endroit.
-Mais tu ne peux pas sortir ! Et moi ? »
Je me suis assise à coté de lui, sur le banc, Ses mains étaient devenues blanches et désormais, son poignet était constamment recouvert d'un poignet de sueur. Et il s'absentait de plus en plus longtemps. De plus en plus souvent. Et le froid était remplacé par le mal.
« Je pars, mais je reste avec toi.
-Où tu vas ?
-Chez mon frere. Enfin, celui qui prétend l'etre alors que je ne l'ai pas vu depuis deux ans.
-Ne le juge pas.
-Je ne le juge pas, j'y suis indifférente.
-Profite, il pourra peut etre te sauver un jour.
-Je n'y crois pas vraiment.
-Le mien me sauverai, j'en suis persuadé »
Plus un mot n'était sorti de sa bouche de la journée. Seul quelques sons sortaient de sa guitare. Voilà deux mois qu'il n'était plus monté sur scène, et cela lui manquait. Ouvrir un journal et ne pas y voir sa photo le désolait. Avant il arrivait a faire face, mais maintenant, il ne le pouvait plus.
Je pose le cadre sur ma table de chevet, et continue de déballer mes cartons. Le sourire aux lèvres. Je fais le bon choix.
Mon armoire est a present remplie, et je retrouve, au fond de mon sac, un petit médiator. Il me l'avait offert, un jour où je l'écoutai sans permission.
« Si tu veux m'écouter, il te faut une permission. Des gens paient chers pour venir me voir, habituellement.
-Oui mais d'etre ici, on le paie assez cher. Je ne t'apprends rien. Et ce n'est pas avec de l'argent que l'on paie.
-De notre vie. Tiens, je te le donne ».
Il m'a tendu son médiator, un sourire au coin de la bouche. Je l'ai prit de ses mains glacées et si blanches qu'on aurait dit celles d'un cadavre.
« Des fans paieraient encore plus cher qu'une place de concert pour ce petit bout de plastique. Prends en soin.
-Autant que je prends soin de toi.
-Je ne te le fais pas dire. Allez, au lit ».
Il avait dit cela tout en m'ouvrant ses couvertures. Encore une nuit qui lui faisait peur et où le froid lui glacait le sang.
J'ai depuis fait monter ce médiator en pendentif. Mais je ne l'ai jamais porté. Peut etre pour ne pas montrer que je tenais a lui plus que je ne le disais.
Doucement, j'ouvre le fermoir, et le referme autour de mon cou. Tom est avec moi.
C'est dingue ce que de si petites choses peuvent vous évoquer.
Je ferme mon armoire, et m'installe sur mon lit. Mon premier cours ne devrait pas tarder. Ils m'ont laissé deux heures pour que je puisse m'installer dans ma chambre. Enfin si on peut appeler ca une chambre. Ca ressemble plus a une cellule de bonne s½ur pour moi. Un lit, une table de chevet et une fenetre. Les douches sont communes. Heureusement que les résidents se résument a huit élèves, sinon je n'ose meme pas imaginer le bordel que ca serait. La résidence est vraiment petite. En meme temps, normal. Qui mis a part moi et sept autres fous voudraient venir s'enterrer ici pour venir étudier.
J'attends, patiemment. Et j'appréhende. Tellement de temps que je ne suis plus retournée a l'école. Ca m'engoisse. Vraiment. Ca m'oppresse. Si seulement Tom était là. Il me prendrait la main et m'emmenerait sous notre arbre. Il poserait ma tete sur ses genoux et il me raconterait tout ce qu'il voit devant lui, pendant que, les yeux fermés, j'essaie d'imaginer.
« Le professeur Enick s'est assis sur le banc d'en face. Il sort un sandwich, je ne veux meme pas savoir ce qu'il y a dedans. Oh, c'est affreux, quand il mange on dirait vraiment une grenouille.
-Tom !!! Ne te moque pas comme ca.
-Tu m'as demandé de te raconter ce que je vois, alors je te le dis.
-Qu'est ce que tu vois d'autre ?
-Je vois Ada faire une scene à Adolph. Certainement parce qu'hier il a roulé un patin monstrueux à Magda.
-Comment tu sais ca, toi ?
-Parce que je les ai vu.
-Pourquoi tu ne me l'a pas dit ?
-Espece de comère.
-Bien sur, il faut bien se distraire ici. Bon alors, qu'est-ce que tu vois d'autre ?
-Je vois ... je ... je dois y aller. Il est 15heures »
Il s'est levé précipitamment, puis est parti, comme ca.
« Mais Tom, tu pars de plus en plus tot » Puis il s'est retourné, tout en marchant a l'envers et m'a fait signe qu'il n'y pouvait malheureusement rien.
La sonnerie retentit enfin. J'attrape mon sac et le met sur mon épaule. Les cours me promettent de ne pas etre triste. Je déteste l'école.