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Et voila le début de ce dixième chapitre. La suite sera mise sur ce meme article, séparée par une
barre, pour que vous sachiez que je l'ai mise sans avoir besoin de relire. Voilou.
Bon début de lecture les gens.
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Et voila le début de ce dixième chapitre. La suite sera mise sur ce meme article, séparée par une
barre, pour que vous sachiez que je l'ai mise sans avoir besoin de relire. Voilou.
Bon début de lecture les gens.
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Bill rentra chez lui aux alentours de 23h. Il était exténué, et n'avait strictement aucune envie de parler à son père. Il monta directement dans sa chambre, sans demander son reste. Son père n'osa meme pas lui demander pourquoi il avait une heure d'avance sur son couvre-feu alors qu'il rentrait toujours en retard ni comment c'était passé sa soirée. Elle avait été mauvaise, il le voyait, pas la peine d'en rajouter. Il laissa son fils monter dans sa chambre sans meme lui dire un mot.
Le jeune homme lanca sa veste sur son lit, puis attrapa son téléphone dans la poche de son jean. Il dirigea son appel et attendit que quelqu'un réponde.
« ...
-Oui, c'est Bill. T'as quelque chose pour moi ?
-...
-Ok. Minuit dix au bout de ma rue.
-...
-Non, 01.00 c'est trop tard.
-...
-Ok, je t'attends.»
Il raccrocha son téléphone, et attendit que son pere ne se couche.
***
La voiture venait de le déposer.Il repartait, le laissant seul. C'était stupide, pensa-t-il, de penser une chose pareille alors qu'il était aussi triste que lui. Mais c'était vrai, mine de rien, qu'ici, il était seul maintenant.
Il entra, la gorge serrée dans cet établissement de béton qu'il détestait tant. Becky se trouvait là, derriere son contoir. Tom espéra qu'elle ne le voit pas, mais malheureusement, elle releva la tete. Elle le salua, et il fit de meme, meme s'il n'était pas d'humeur.
« Tom, ta mère a téléphoné ! »
Sa mere ... Il prit un temps pour réfléchir et ...
« Ma mere ? Qu'elle aille au diable !!! »
Becky le regarda, peinée.
« Tom, qu'est-ce qui ne va pas ?
-A ton avis ? » Répondit-il, glacial.
Il monta dans sa chambre. Son lit était fait, ses affaires bien en ordre. La femme de ménage était passée par là. Il regarda la fiche de la journée qui tronait sur sa table de nuit. Luc devait passer le voir. Il ne voulait pas, il ne pouvait plus. Il ôta son poignet de sueur et observa le massacre. C'est qu'ils n'y étaient pas aller de main morte. C'est Luc qui s'amuserait à tout remettre en ordre. Ce n'était vraiment pas beau à voir.
Une voix le sortit de sa contemplation. Il releva la tete, fixant la personne qui se trouvait à ses côtés. Mécontente, la personne répéta.
« Je viens de te dire bonjour, insista-t-elle.
-Et moi je te dis de me foutre la paix.
-Pardon ?
-Tu m'as tres bien compris » répliqua-t-il, énervé, et froid.
Il ôta son baggi, garda son tee-shirt et son pull, et se faufila dans ses couvertures, tournant le dos à son nouveau collocataire. Il ne voulait pas lui parler. A quoi bon ? Il remonta la couette jusqu'à son nez, et s'endormi au bout de quelque temps. Sa nuit n'avait pas été propice au repos, il fallait récupérer.
***
Cette chambre était vraiment celle d'un ado. Aucun rangement, excépté son bureau, qui lui, était parfaitement clean. Le lit n'était pas fait, l'armoire était encore ouverte, et un tee-shirt pendait sur sa porte. La table de nuit était remplie de miettes de gateaux, des choses sans aucune importance tronaient, joyeuses, sur le sol. La demoiselle se posa alors une question ? « Comment je fais pour trouver ce que je cherche ? » Il est vrai que l'on remarque dix fois plus que l'on a fouillé dans ses affaires lorsque la pièce n'a pas été rangée depuis un bon moment, que lorsque celle-ci est parfaitement clean. Parce que lorsque l'on fouille, il faut tout remettre à sa place, et c'est très difficile de remettre en place du bordel.
Par où commencer ? La jeune fille examina la chambre. Aucune photo, aucune babiole, aucun souvenir apparent. Comme s'il n'avait pas de passé. Comment peut-on vivre sans souvenirs ? Il en avait forcément quelque part. Elle commenca à fouiller partout, mais c'est sous le matelas qu'elle découvrit pour la premiere fois quelque chose. Une liasse de billet. D'où pouvaient-ils bien venir ? Il y avait au mois 5000 euros la-dedans. Et encore, elle pensait qu'il y en avait bien plus encore. 5000, c'était au moins. Elle remis les billets à leur place, et continua ses recherches. Sur le bureau rangé se trouvait un petit carnet. Qu'elle ouvrit. Des dates, une écriture penchée. Des textes sans queue ni tete pour la plupart, des jours où il racontait sa vie.
Tiens, celui-ci date d'il y a deux semaines :
Je n'arrive plus à vivre ici. Je le fais vraiment pour papa. Si j'avai eu le choix, je serai resté à Berlin. Pas que ca me plaise, je préfèrerai vivre à Hambourg, mais au moins, là-bas, j'étais chez moi, et j'avais mes amis. J'ai cru comprendre que Tom n'était pas loin, en plus. Et ca me faisait du bien de le savoir pres de moi. Pas que je veuille le voir, mais je savais qu'il était proche, et ca me suffisait.
Hier, j'ai croisé ma mère. Heureusement, elle ne m'a pas vu. Aucune envie de lui parler. Encore moins de la voir. Mon premier reflexe a été de baisser les yeux, la regarder me brulait la pupille. Cette femme ne mérite pas un coup d'½il.
Tout le monde ne cesse de me parler de Tom. Je suis incapable de leur répondre. Je ne sais pas où il est, je ne veux pas le savoir, et je ne veux pas le voir. Tout ce que je dis est un peu contradictoire. Je veux le savoir pres de moi, mais je ne veux pas le voir. Qui suis-je vraiment ?
Hier, j'ai croisé ma mère. Heureusement, elle ne m'a pas vu. Aucune envie de lui parler. Encore moins de la voir. Mon premier reflexe a été de baisser les yeux, la regarder me brulait la pupille. Cette femme ne mérite pas un coup d'½il.
Tout le monde ne cesse de me parler de Tom. Je suis incapable de leur répondre. Je ne sais pas où il est, je ne veux pas le savoir, et je ne veux pas le voir. Tout ce que je dis est un peu contradictoire. Je veux le savoir pres de moi, mais je ne veux pas le voir. Qui suis-je vraiment ?
La jeune fille tourna les pages, et fut attirée par la derniere. Un texte y était écrit, mais elle entendit du bruit, et se cacha précipitamment. La porte s'ouvrit, son pere était aparamment rentré et cherchait son fils. Puis la porte se referma, et la jeune fille sortit par le balcon. Balcon où elle découvrit un paquet de cigarettes. Elle haussa les épaules et se dépêcha de descendre par la gouttière...
***
« Tom ! Tom, lève-toi ! » Le jeune homme se frotta les yeux, puis les ouvrit. Luc se trouvait là, davant lui, tentant de le réveiller. Tom se redressa dans son lit, et resserra ses jambes contre lui. « Je t'ai attendu ! Alors je m'inquiètais. Tu n'es jamais en retard ! » Le jeune homme fit signe à Luc de lui passer son baggie. Ce que l'homme fit. Le jeune homme s'habilla, mit chaussettes et chaussures et se leva, prenant la direction de l'endroit où il avait rendez-vous, sans meme dire un mot.
Il attendit deux minutes devant la porte, le temps que Luc ne le rejoigne. Luc arriva, ouvrit la porte. Tous deux entrèrent dans le bureau.
Tom s'assit dans un fauteuil, comme Luc, qui attrapa en meme temps quelques bretzels, signe qu'il n'avait toujours pas pris son petit déjeuner.
« Alors, comment c'est passé ta soirée ? » Le jeune homme hésita quelques instants à répondre. « C'était bien ». Luc arreta de manger, posa ses bretzels, et regarda Tom gravement.
« Je sais que ca fait mal. Je sais qu'une soirée ce n'est rien comparé à un an, mais elle doit te donner la force de continuer » dit-il.
Tom observa l'homme, et laissa échapper une larme. Il n'avait plus pleuré devant lui depuis ses onze ans. Jours de son retour de son retour de chez lui, et où il avait appris que Bill n'habitait plus à la maison. Il avait pleuré à chaudes larmes, ce jour-là, en lui racontant ce qu'il ressentait.
« Je n'y arrive plus, Luc. Je veux tout arrêter. Je me fiche de ce qui se passera. J'en peux plus ... »
Luc regarda l'enfant, parce qu'après tout, a 17ans, on est toujours un enfant. Il ne savait pas quoi dire. Il en avait vu pleurer, des enfants, mais Tom, c'était différent. Il était fort. Il savait bien entendu qu'il pleurait toutes les nuits, car Zora le lui avait dit, un matin où, affolée par toutes ces nuits où elle le voyait trembler, elle en avait parlé à l'homme. Mais le voir pleurer devant lui, c'était autre chose. Il s'approcha, et prit la main de Tom dans la sienne.
« Ecoute, bonhomme. Je vais te dire quelque chose. Ils n'étaient pas d'accord pour que je te le dise, mais je te le dis quand-meme. Parce que si tu craques devant moi, c'est que tu en a gros sur le c½ur, et que tu n'en peux vraiment plus. » Tom observa l'homme, les yeux remplis de larmes. Il esperait un peu d'espoir. Une goutte d'espoir. « Tu auras droit à un mois de permission. Dans un mois environ. » Tom ne put s'empecher de sauter dans les bras de Luc, exprimant sa joie. « Ces deux jours où tu as le droit de sortir sont des tests. Pour savoir si tu es capable de t'occuper de toi. » Tom n'en revenait pas. Luc lui faisait un cadeau immense. Il se voyait déjà retourner à l'école, retrouver ses amis, dormir avec Georg toutes les nuits. Organiser un concert. Se défoncer toute la soirée devant ces milliers de fans. Aller en interview. Revoir Georg. Revoir Zora. Toutes ces idées qui lui venaient maintenant. Oui, un grand cadeau ...
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Alors, premier verdict ?
Biyoux tout le monde.
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Alors, premier verdict ?
Biyoux tout le monde.
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