___Chapitre 15___





!!! EN LIGNE !!!








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Et voici le chapitre 15. Je préviens juste que ce chapitre peut en surprendre plus d'uns. Ames
sensibles, s'abstenir. Enfant de moins de quinz ans, je ne suis pas resposable mdr (mais lisez
quand-meme hein ? lol)

Bonne lecture les gens.

J
e vous naime fort.

Joy.

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Voila des heures qu'ils étaient assis là, sur ce canapé. A regarder un film, au bien piètre scénario. Gustav entre les jambes de Bill, ce dernier lui caressant le ventre, de temps en temps lui faisant un bisou dans le cou, ou sur le dessus du crâne. Plusieurs fois il avait cru que son ami s'était endormi, alors il lui chatouillait le ventre du bout des doigts, mais en entendant le grognement de Gustav, avait compris qu'il s'était trompé. En réalité, il le faisait surtout pour l'embeter. Sa petite tete de grognon.

Le film venait de se finir, et ils restaient là, sans rien dire. Bill avait posé sa tete contre le dossier du canapé, Gustav sur le haut du torse de son ami, et il jouait à dénouer les doigts de Bill, qui, lui, émettait une certaine résistance, encore une fois, pour l'embeter. Puis Gustav lâcha l'affaire, et se défit de l'étreinte du brun, restant tout de meme assis, mais son regard planté dans ces yeux noisettes.

«Bill, faut qu'on parle.» Oula, qu'il n'aimait pas ca! L'interessé se redressa légèrement. «Et de quoi ?». Gustav se passa les mains dans les cheveux, nerveux. «De la derniere fois.». Bill se leva alors également, et s'assis sur la table basse, prenant dans ses mains celles de son compagnon, cherchant son regard. Mais sa tete restait rivé sur le sol. Il l'évitait. «Je t'écoute. Parle-moi». Le blond se redressa, laissant son dos tombé dans le fond du canapé, ses mains tojours enlacées dans celles de Bill. «J'ai eu la trouille. La trouille de ma vie». Il avait le regard d'un gosse qui aurait fait une betise. Bill ne trouva rien d'autre à faire que de sourire. «C'est normal d'avoir la trouille. Tu crois qu'a moi ca m'a pas fait peur, la premiere fois ?». Le blond ne savait pas quoi dire.

Le cadet se leva, et se mit a califourchon sur les jambes de Gustav. D'une main, il lui releva le menton, l'obligeant a regarder dans ses yeux. «Je m'en fiche que tu sois pas pret, tu m'entends ? Il te faut du temps ? Alors j'attendrai. Je ne veux pas que tu me refasses ce qui t'as pris la derniere fois.» L'ainé se sentait tellement honteux qu'il aurait aimé baisser la tete une fois de plus, mais Bill gardait ses doigts sous son menton. «Ca m'est égal, d'accord ? J'ai attendu des années pour avoir tes levres, je peux bien attendre encore un peu, non ?». Une larme roula sur la joue du blond. Bill l'essuya de son pouce, les yeux toujours fixés dans les siens. Il attendait une réponse. Elle fut tremblante. «Justement ... Justement, t'as attendu trop longtemps. Et c'est pas que je ne sois pas pret. C'est que j'ai la trouille. Je veux le faire. Je veux faire ca pour toi. Mais le probleme, c'est que j'y connais rien. C'est tellement plus facile avec une fille. Tellement, plus ... simple.»

Bill rigola doucement. Gustav pensait lui faire du mal, et en fait, il le faisait rire. «C'est pas plus simple avec une fille, Gus'. C'est exactement pareil. A une seule chose pres. Un mec n'a pas de seins, et il a la meme chose que toi entre les jambes. Sinon tout le reste, c'est la meme chose. La pudeur est la meme, la chaleur est la meme, l'amour et l'envie sont les memes. Et puis, t'as un avantage. Tu sais déjà ce qui fait du bien a un mec, parce que t'en est un.». Gustav essuya de lui-meme la larme qui roulait sur sa joue. Il planta une énième fois son regard dans celui de Bill. «Tu me montres ?». Le blond le regardait profondément. Ses yeux trahissaient sa peur, mais il montrait aussi son envie. Il monrtait son désir de passer ce cap. Le brun se leva doucement, et tendit une main a son ami. «Allez, viens». Il avait parlé tout doucement. Presque inaudiblement. Il lui tendit la main, qu'il prit.

Lentement, il monta les marches qui le mènerait a l'étage. A sa chambre. Il ne montait pas trop vite, pour que Gustav prenne le temps de réfléchir et de partir en courant s'il le voulait. Mais il ne prit pas la fuite. Il le suivait, docile. Arrivés devant la chambre et avant de pousser la porte, Bill lui demanda d'une facon muette si il était pret. Gustav hocha la tete, il ouvrit la porte. Il y faisait noir. Mais le brun ne voulait pas allumer la lumière. Il voulait rester dans l'intimité de la pièce, pour faciliter les choses a son ami. Il attrapa alors une veilleuse posée par terre, au dessous de la prise, et la brancha. Une très faible lumière, comme celle apportée par une bougie, imprégnait peu à peu le noir épais de la chambre. Il se releva et il attira Gustav un peu plus au centre de la pièce. Ils étaient l'un en face de l'autre. L'ambiance était lourde, pleine d'hésitation. Gustav était mal à l'aise. Tellement mal a l'aise. Bill enlaca ses mains au siennes, et il l'attira pres, tout pres de lui, mettant leurs levres en contact. Puis leurs langues. Bill lacha une de ses mains, la posant sur la joue de son ainé, qui lui avait posé la sienne sur sa hanche. Doucement, elle passait sous le tee-shirt de l'adolescent. Ce qui ne lui déplaisait pas. Il préférait le voir prendre les initiatives. Il ne voulait pas le forcer a quoi que ce soit. S'il prenait les initiatives, c'est qu'il en avait envie. Ses doigts exploraient son torse, retracant la courbe de ses si petits pectoraux. Le brun se détacha du blond, gardant sa main dans celle de Gustav, pour le guider, et l'emmena jusqu'à son lit, le poussant a s'asseoir, puis il s'assit a nouveau sur lui, une jambe de chaque coté des siennes, repliées sous lui, mi accroupit, mi-assit. Sa main libre était passée dans son cou, pour le rapprocher de lui. Sa langue s'amusait a retracer la courbe de son palais, pendant que les doigts de son ami retracaient sa colonne vertébrale, passant sur des points sensibles, le faisant frissoner.

Doucement, Bill fit basculer Gustav, l'allongeant, les jambes du blond toujours posées au sol, Bill assis sur le haut de ses cuisses. Il l'embrassait, encore et encore. Il libéra ses deux mains, et les passa sous le T-shirt de son ami, montant et redescendant, pénétrant son nombril, le faisant frissoner, frolant sa peau du bout des ongles. Il sentit le blond ôter ses chaussures comme il put en s'aidant de ses pieds, puis de les poser sur le matelas. Le brun se souleva légèrement, et gustav poussa sur ses jambes pour etre entièrement allongé sur le lit. Bill attrapa de ses mains fines le bas du t-hirt de Gustav, et celui-ci se redressa légèrement, pour lui faciliter la tache. Délicatement, le brun lacha le vetement en dehors du lit. Il l'embrassa une nouvelle fois, puis ses lèvres dévirent le long de sa machoire en baisers furtifs, puis dans son cou. Ses lèvres happaient sa peau, la sucotaient. Les mains du blond s'étaient arrêtées dans le dos de Bill, lui indiquant qu'il appréciait.

Puis il continua son chemin sur ses épaules, sur son torse, léchait ses tétons, du bout de sa langue, puis déscendit sur son ventre, fit entrer sa langue dans son nombril, s'y attardant un peu, tout en caressant de sa main la limite invisible juste au dessus de son jean. Il releva un peu la tete, pour lui demander son avis du regard. «Enlève-le» lui haleta son aîné. Le plus jeune ne se fit pas prier. Il embrassa son aine tout en détachant sa ceinture puis les boutons. Ses deux mains attrapèrent délicatement le haut des hanches du pantalon et le tira vers le bas. Sans brusquerie. Il se repositionna, se rasseyant sur le haut de ses cuisses, et l'embrassa à nouveau. Gustav avait posé ses mains dans son cou, pour le garder collé a lui. Comme s'il pensait que comme ca, rien ne pourrait se passer de plus. Mais c'était sans compter sur ce bras qui descendait petit a petit. Cette main qui frolait l'interieur de ses cuisses, montant et redescendant, puis cette main qui passe dans une des jambes de son calecon. Qui vient caresser les pourtours de sa virilité, sans y toucher. Le faisant languir. Attendant un signe peut etre. Mais il ne vint pas. Alors le brun retira sa main. Il passa son genou entre les jambes de son ainé, et le frola contre son intimité. Ce qui lui arracha un gémissement de surprise et de plaisir. Bill souriait tout en l'embrassant. Les mains de Gustav avaient repris leur place sur les hanches fines du brun. Lui disant certainement qu'il avait moins peur. Il repassa alors sa main dans le calecon, et chatouilla sa virilité. Son ami se crispait sous ses attentions. Des crispements de désir, de plaisir. Il montait et descendait le long de ce membre dressé. Il le prit en main, et il commenca un lent, tres lent vas et viens. Mais ce rythme ne plaisait pas a Gustav qui bougeaient ses hanches. Alors il accèléra. Bill retracait a nouveau sa machoire, son coup, pendant que Gustav gémissait, que son souffle se saccadait. Bill arreta ses baisers, et regarda dans les yeux celui qu'il aimait. «Tu me laisses faire ?» Gustav hocha la tete, pas tres rassuré. «Si tu veux pas, je m'arrete là» Chuchota Bill. Pour seule réponse, Gustav l'embrassa d'une infinie tendresse. Alors lentement, il descendit le long du corps de son ami, et délicatement, lui ôta son calecon. Structant cette fierté présentée. Il passa sa langue le long du membre, faisant se cambrer son aîné, titilla du bout de sa langue son gland, tout en appliquant un vas et viens rapide de sa main le long de son sexe.

Gustav avait rejeté sa tete en arrière, il haletait, il transiprait. Il était nu sur ce lit, alors que Bill restait entièrement habillé. Mais peut importe. Bill ne recherchait pas son propre plaisir. Il prit son sexe en bouche, retracant des S avec sa langue lorsqu'il remontait le long de ce membre gonflé. Le blond gémissait fortement son nom, lui demandant d'aller plus vite. Ses mains s'étaient posées dans ses cheveux, pour s'accrocher a quelque chose. «Bill, je ... je vais ... retire ... toi» Mais le brun ne bougea pas, avalant ce liquide amer. Il remonta au niveau du visage du blong, s'accroupissant juste a côté de lui, essuyant son visage ruisselant de sueur, ses yeux étaient fermés, son ventre montant le plus haut possible, pour respirer le plus d'air possible. Bill souriait. Le voir après ca le rendait fou de bonheur. Puis le blond rouvrit les yeux. Il attrapa sauvagement le brun et le fit se remettre sur lui. Ils se regardaient, cherchant les pensés de l'autre. «On ne va pas s'arreter la, hein ?» Bill rigola. Gustav se décoincait, ca lui plaisait. «Tu préfères quoi ?» avait-il dit, sérieusement. Hésitant, son ainé lui répondit. «J'ai peur d'avoir mal ...». Bill ouvrit le tiroir de sa table de chevet et en sortit un tube, puis le tendit a son amant.

«Alors je vais te prouver que ca ne fait pas mal.Si a tout moment, tu veux que je m'arrete, dis le moi tout de suite» Son vis a vie acquiessa. Il s'allongea a nouveau sur lui, l'embrassant, le plus fougueusement possible pour qu'il pense a autre chose. Sa main passa entre ses jambes, puis posa son pouce et son index sur l'entrée de son anus. Gustav hoqueta de surprise, et d'inquiétude. «Détends-toi, je ne fais rien.» L'ainé hocha de la tete, et repris son baiser, il fallait qu'il pense a autre chose. Doucement, Bill tâta l'anneau de chaire, tentent de le détendre. De le rendre plus souple. Il fallait qu'il se décrispe, qu'il décontracte cette partie. Lorsqu'il sentit que le moment était bon, après un certain temps, il attrapa le tube, sous le regard inquiet de son ami, et inprégna ses doigts de lubrifiant. Avec ses conneries, le blond refilait sa peur a Bill, dont les doigts tremblaient. Il se replaca au dessus de lui, et le regarda profondément. «Je vais introduire un doigt, un seul. Ca va te faire bizarre. Pas mal, mais bizarre. Et quand je te sentirai pres, j'en mettrai un deuxième. Comme quand toi tu prépares les filles. C'est la meme chose, d'accord ?». Il reprirent leurs baisers, et après avoir tâté une derniere l'anneau, Bill pénétra un doigt. Gustav n'émit qu'un gémissement de surprise, ni plaisir ni mal. Il entrait progressivement, le plus lentement possible. Arrivé au plus profond que son index ne le permettait, il plia ses falanges, explorant son entre, puis entama un retour, tout en faisant tourner son doigt. Et refit la meme chose dans le sens inverse. Puis il introduisit une deuxième doigt. Cette fois-ci, Gustav réprima une grognement; ca lui faisait mal. Bill y allait doucement, tres doucement. Il recommenca la meme chose qu'avec un unique doigt, mais cette fois-ci, il y en avait deux. Il les laissait cependant plus de temps, pour qu'il s'habitue Puis il entama l'entrée d'un troisième doigt. Massant sa prostate. Le blong couinait, «T'as mal ?» Gustav fit non de la tete. «Non, ca tire». Bill savait qu'il fallait faire cette préparation le mieux possible, meme si ca propre fierté lui faisait mal, qu'il fallait qu'il se libère. Mais peu importe. En plus son ami commencait a prendre du plaisir lorsque ses doigts touchaient sa prostate. Après un long moment, Bill ôta ses doigts. «Je continue ?» «Vas-y, mais doucement.» Il enduisit de lubrifiant son sexe et s'assit sur ses talons, placant le bassin de son ami sur ses cuisses, son antre collée a sa fierté. Gustav hésitait, mais il bougea tout de meme son bassin en signe d'approbation. Lentement, Bill tira sur le hanches du blond, faisant ainsi pénétrer son gland. Cette chaleur faisait du bien a Bill, pendant que cela faisait mal a son amant. Il attendit un peu, mais Gustav donna un violent coup de reins faisant ainsi pénétrer entièrement le brun. «Mais t'es fou ?» Le blond avait poussé un cri de douleur. «Au moins c'est fait». C'est la seule chose que Gustav répondit, une grimace sur le visage. Comme il put, il ota ses genoux de sous son amant, et passa au dessus de lui. Il voulait l'embrasser, encore et encore. L'empecher encore une fois de penser a la douleur. Puis il entama un long retour arrière. Arretant son gland au niveau de sa prostate, entamant un leger massage, Gustav avait alors amit un léger gémissant de plaisir, puis il s'enfonca encore. Bill accélèrait ses vas et viens au fur et a mesure. Il commencait a prendre du plaisir, tout comme son ami. Ils gémissaient tous les deux, haletaient, bouches collées, s'embrassant, les mains de Gustav agrippées au drap, pendant que Bill prenait appuie sur un avant bras, et de l'autre caressait son torse. Il coup plus violent fit se libérer le brun. Le blong ne tarda pas a le suivre, une deuxième fois. Le brun se retira le plus doucement possible, puis s'allongea côté de Gustav. Le brun lui ouvrit les bras. Le blond s'y logea. Enfouissant sa tete dans son torse. Bill caressait son dos. C'est tout ce qu'il pouvait faire. «Ca fait pas si mal que ca, en fait. Une fois que c'est fait ...» Bill ne put réprimer son rire, le refilant a Gustav. Ils rigolèrent tous les deux un petit instant, le brun embrassa le sommet du crane de son ainé, puis ils s'endormirent. D'un sommeil profond. Trop d'émotions, trop de nouveautés pour une soirée.








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Alors, qu'en pensez-vous, charmantes perverses de mon coeur ?

Biyoux tout plein.

Joy.

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# Posté le lundi 03 décembre 2007 13:15

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 13:15

!!! ...SURPRISE ... !!!







!!! EN LIGNE !!!







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Alors voici le premier chapitre de ma nouvelle fiction. Si personne n'aime, cela restera un
One - Shot. Mais ca m'embeterai tout de meme un peu quand on sait que j'adore l'écrire :).
J'attends de voir vos actions vis a vie de ce premier chapitre, et si les avis sont bons, alors je
cerai un nouveau compte pour pouvoir la publier. Voilou.

B
onne lecture les gens.

J
oy.

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"DANSE ET REVE (Dans ses rêves ...)"
(titre provisoire parce que je ne l'aime pas lol)


Style : YAOI


Chapitre Premier :








Ce matin, comme tous les lundis et mercredis, je prend mon bus chargé de mon gros sac plein à craquer. Je le porte presque diffilement sur mon dos. Il n'est pas lourd, mais encombrant. Et ce monde, je ne le supporterait jamais. Ces bus remplis de gens mal réveillés, pas lavés au réveil, une haleine infecte et qui te baillent dans le visage sans mettre leur main devant leur bouche. Ces gens surexcités qui sont de très bonne humeur dès que le réveil sonne et qui parle tres fort, trop fort, comme pour parler a la place tout le bus. Et ces alcoolos, ces jeunes qui rentrent de boite, qui n'ont pas dormis de la nuit, et qui partent seulement se coucher. Décidément, je ne supporterais jamais. Heureusement que mon trajet est court. Ma station arrive enfin. Je me fraie un chemin parmis le peuple, poussant ma gueulante aux dames en poussettes, incapables de les plier et de prendre leurs enfants dans leur bras, demandant au vieux de mettre plus fort leur sonotone, aux petits d'arreter de chahuter, mais c'est pour leur bien, je ne veux pas qu'ils se fassent écraser. Je descend, la grande rue grouille de monde.

Mon sac pese de plus en plus lourd. Mais je tient le coup. Un attroupement devant un grand batiment. Enfin, j'y arrive. Je pose mon sac un peu avant, devant une petite maison où se trouve un porche. Tous les matins, je m'asseois là, et sors de mon sac un paquet de cigarettes. Mon prof et mon pere me tueraient s'ils me voyaient. Je l'allume et regarde tous ces gens qui passent devant moi. Je baisse la tete, et tente de me consentrer. Une nouvelle journée commence. Et pas des plus faciles. Je suis exténué, j'ai travaillé une bonne partie de la soirée, je suis ensuite rentré a pieds, puis je me suis couché, épuisé, mais je n'arrivais pas a dormir. Mes cernes sont prononcées, mes jambes me lachent a moitié. Mon cerveau marche au ralentit. D'ailleurs, lorsque je finis ma clope, je me rends compte que tout le monde est entré dans le batiment. Le hall est bondé, je repère tout de meme a force d'habitude le magnifique escalier de marbre rose et y grimpe. Je souffle a chaque marche, pour ne pas pousser plus loin mon mal de jambes. Deuxième étage. Certains élèves révisent leur partition, d'autres relisent leur cour, où alors jouent de certains intrusments. Les moins encombrants, certes, mais les plus bruyants. Ca devrait etre interdit dans les couloirs. Est-ce que je vous fait des démos de ce que je sais faire en plein couloir moi ? Non ! Enfin presque jamais. Juste lorsque j'ai besoin de montrer ma supériorité a ceux qui se croient meilleurs que moi. Une battle n'a jamais fait de mal a personne, en tout cas, pas a moi.

Je vais jusqu'à l'autre bout du batiment, pas compliqué, c'est toujours en ligne droite, en suivant le couloir immense et etroit cerné de dorures et de marbrures roses. Des salles se dessinent de chaque coté du couloir. Plus ou moins grandes selon le besoin. Ces bruits m'assourdissents. C'est un vrai tintamarre. Encore il n'y aurait qu'une seule mélodie, mais il y en a une vingtaine de mélangée. Comment font-ils pour savoir si c'est leur instrument ou non qui se trompe ? Je ne comprendrai jamais ces musiciens. J'entre par l'une des portes presque tout au bout du couloir dans une petite salle chauffée. L'une des seules du batiment. Seuls les vestiaires sont chauffés, pour éviter de trop nous refroidir entre les cours. Qu'on ne se claque un muscle. Les musiciens se débrouillent, ils achetent des pulls. L'école a largement l'argent nécessaire pour le chauffage, mais cette école est avarde. Son argent, elle le garde pour elle. Excepté pour les danseurs. Parce que c'est une question de santé. Un clacaque ca fait tres mal, et ca peut etre dangereux. Donc je dois avouer que nous sommes un peu privilégiés. Mais en meme temps, on le lui rend bien, a l'école. Nous avons les meilleurs résultats. 80% de notre section en sort diplomée. Pour seulement 50% en musique, en art dramatique, ou en arts plastiques.


J'ôte mon jean, je ne dis bonjour a personne. Le matin, je ne veux pas que l'on vienne me parler avant les dix premieres minutes du cour. Seul mon professeur a le droit. De toute facon, je n'ai pas le choix ... J'ôte mon calecon, ici, aucune pudeur, on est tous foutus pareils, et on est des mecs. J'enfile mon collant, un short noir, puis un jogging deux fois trop grand pour moi par dessus, dont je remonte les pieds jusqu'aux mollets. J'enfile ensuite un tee-shirt moyennement large, de toute facon, il finira par terre avant la fin du cour. J'enfile également un sweat, et me dirige, sans un regard, vers ma salle de cours. Je longe un peu le couloir dans le sens inverse que je suis venu,et entre dans une des plus grandes salles de danse de l'école. C'est ici que se déroule le cours aujourd'hui. Personne n'est encore là, trop occupés a bavarder. Je m'allonge sur le parquet élastique de la pièce, et ferme les yeux. Je tente de sentir chacun de mes muscles arrieres s'enfoncer dans le sol. A peine cinq minutes après j'ai l'impression de m'etre enfoncé dans du sable mouvant. Je reste là, chassant toutes pensés de mon esprit. Je détend chaque muscle de mon corps, tire les bras vers le haut, toujours allongé, et ettire mon dos, douloureux. Cela me prend cinq minutes de plus. Puis je me relève. Je m'approche de l'une des barres, colle mes fesses a celle la plus haute, pose mes mains en arrière sur le long morceau de bois, et penche de tout mon poids vers l'avant. Mes abducteurs me tirent. Pas bon signe. Je n'ai jamais mal a mes muscles. Je suis un vrai caoutchouc embullant. Je reste, comme ca, la tete en bas, les pieds en premiere position. J'entend des pas. Notre professeur entre. Elle est plutot jeune, et adoroable. Stricte, mais adorable. Elle me connait par coeur. Nous avons suivit la meme formation, etant enfant, elle sait donc tout ce que l'on m'a appris, ou pas.

Les autres élèves entrent a leur tour. Nous commencons par une barre au sol. Exercices principalement axés sur la détente des muscles, abdos, et abdos-fessiers. Elle s'approche de moi, et me demande de la suivre dans le couloir. Ce que je fais, bien évidemment.

«Bill, je te sens nerveux, fatigué, dit-elle.
-Oui, j'ai passé ma soirée a travailler, je lui réponds, lasse.
-Ne travaille pas autant. Tu vas t'user la santé.
-Mais, Anna, le concours est dans moins d'un mois ... ,
je tente.
-Taratata, je ne veux aucune excuse. Tu es pret, et tu le sais. Et ce n'est qu'un concours, tu en auras d'autre.
-Je ne veux pas le savoir. Cette compagnie me plait.
-Rends moi les clés, Bill,
me dit-elle, sévère, me tendant la main.
-Mais ... »

Je ne continues pas. D'accord, elle a gagné. Je cours au vestiaire et lui rend les clés. Elle reprend son sourire et me demande de la suivre. Le cours commence. Je suis placé tout devant, comme d'habitude. Derriere, on ne voit rien. Et d'ailleurs, ceux qui sont derriere, ne veulent pas voir. Des fils a papa, je vous dit. Moi je veux réussir. Et j'y arriverais.




***





Encore en retard. Encore et toujours en retard. Je vais me faire tuer. Raaa des fois je le tuerai mon pere. Sincerement. Encore a m'occupé de lui toute la nuit. A l'entendre vomir tout son alcool dans les toilettes. Et ma petite soeur qui n'arretait pas de pleurer. Encore des cauchemards. Encore et toujours des cauchemards. Une nuit de plus, j'ai du la prendre avec moi pour qu'elle s'endorme enfin, d'un sommeil léger. Et comme toutes les nuits, avec cette petite dans mes bras, je n'ai pu m'empêcher de la regarder dormir. Avec son visage d'ange. Son visage innocent. Puis la déposer à l'école. Et sa maitresse qui voulait me parler. Je n'ai pas le temps ? misère. J'ai un boulot moi aussi ! Ou plutot j'essaie d'en avoir un. Et ce n'est pas gagné avec eux. Vraiment. Si je veux pouvoir faire bouffer tout le monde, il va bien falloir que je gagne de l'argent un jour, non ? J'en ai marre de cette baraque pourrie. Raz le bol de demander chaque année une bourse, et une autre pour ma petite soeur. Mon pere est incapable d'écrire. Avec tout son alcool, voilà un moment qu'il ne sait plus écrire. Il voit double toute la journée. La seule chose qu'il lit en le voyant clairement c'est «Whisky pur malte» ou encore «Poliakov». Arg. Et voilà, mon bus m'est passé sous le nez. Je n'ai plus qu'à courir. Au moins, je serais échauffé. Je cours. J'en peux plus. Mon sac pese une tonne. Enfin en réalité, il ne pese rien. Mais lorsque l'on porte quelque chose pendant trop de temps, on a l'impression que son poids quintuple. Mon épaule me fait mal. Et je n'ai preque pas dormi. Je suis épuisé. Ca y est, j'aperçois le grand batiment blanc. La dame de l'acceuil me signifie que j'ai rendez-vous avec la directrice, et tout de suite. Meme pas le temps de poser mon sac au vestiaire. D'accord. Je cours une fois de plus jusqu'a son bureau. Je frappe, et elle me dit d'entrer. J'aurai tellement aimé qu'elle soit partie en vadrouille dans l'école, mais non, elle m'attend. Elle me fait signe de m'asseoir, sans meme prendre le temps de me dire bonjour. Je m'exécute.

«Bien, Tom. Encore en retard a ce que je vois.
-Excusez moi, madame,
je baisse la tete.
-Ce n'est pas auprès de moi que vous devez vous excusez. Vous passer votre examen a la fin de l'année, vous rendez-vous compte ? s'énerve-t-elle.
-Oui, madame.
-Ecoutez, vous etes notre meilleur élément dans votre discipline, question pratique. Mais niveau théorique, votre moyenne chute lamentablement. Vous qui aviez de si bonnes notes, vous n'étiez jamais en retard. Vous avez toujours eu de tres bonne moyenne dans les matières générales. Que se passe-t-il, Tom ?
»

Je ne peux pas lui dire. Ce n'est pas possible. Je me moque de moi, mais pas de ma petite soeur. Ce n'est pas possible. Je ne peux pas dire une chose pareille. Ou ma soeur entre en internat. Et c'est hors de question.

«Madame, c'est entièrement de ma faute. Je ne sais plus gérer mon temps. Et cette audition, dans un mois, elle me stresse énormément.
-Je vois ... vous ne me le direz donc pas. Tanpis. Mais je veux que vous remontiez vos notes. Ce soir, je vous ai mis en soutien ...
-Non !!! , madame
, je la coupe. Je suis désolé, mais ma petite soeur sort de l'étude a 6heures. Mon pere est en voyage, je dois aller la chercher.
-Aucun voisin ne peut aller la chercher ?
-Vous savez, madame, je ne sais pas si vous confieriez votre fille a une seule des personnes qui habitent dans mon quartier.
-Je vous la confierai, Tom,
souria-t-elle.»

Mon visage s'illumine. Cela veut-il dire qu'elle me laisse aller la chercher. Je comprends a son regard que oui, elle me laissera partir. Je ne peux que lui dire un simple «Merci», puis elle me congédie. Lorsque j'allais passer la porte, elle me retint de sa voix. «N'oubliez pas, Tom, remontez vos notes. Vous n'etes que boursier, ici. Nos sponsors auront vite fait de vous la retirer, et je ne pourrais rien y faire». Je ne reponds rien. A quoi cela servirait-il ? Je baisse simplement la tete tout en acquiessant et sort. Bon, eh bien je viens de loupé une heure d'entrainement. Il ne me reste plus qu'a m'échauffer tout seul. Je troque mon baggy pour un jogging extra-large, chausse mes plus vieilles chaussures, celles où je me sens le mieux, retire un de mes T-shirt, et me dirige vers la plus petite salle de danse de l'établissement. Elle me suffit pour moi tout seul. J'ai pris avec moi le CD qui me servira pour mon audition. Je le met dans le lecteur, et met le son a la puissance maximum. Mickael Jackon. Je n'aime pas spécialement, mais le rythme est bon, et de toute facon, je n'ai pas le choix. Musique imposée, chorégraphie libre. Mais chorégraphie strucurée. Impossible d'y arriver les mains dans les poches. Mais je n'ai que les 4 premieres huitaines. Je n'irai pas bien loin avec ca. Il me reste toute la chanson a faire. Raaaa je deteste Mickael Jackson ! Et me pose au sol, une jambe en tailleur, l'autre repliée, mon bras gardant la télécommande en main, et ma tete qui surmonte le tout, avancant et reculant la musique pour me mettre en tete quelque chose, mais rien ne vient. Je suis épuisé. Je n'arrive plus a réfléchir. C'est affreux. Comment fait-on pour danser sur Mickael Jackson ? Je me leve, puis ôte mon tee-shirt. Je ne suis qu'en jogging, avec mes chaussures, et je commence quelques accrobaties. Je ne pratique pas le Hip-Hop en cours, mais j'aime tellement ces figures ! Je me laisse aller. Pourquoi pas, après tout ? Aucun professeur pour me voir, il n'y a que moi ?

Midi sonne ... J'ai la dalle, il n'y a plus rien dans mon frigo. Je file.




***





Ce cours m'a épuisé. Littéralement. Je travaille trop, mon corps me le dit et me le répète. Et j'ai faim, tres faim. Je fais la queue a la cafétaria, prends ce qui me plait, et passe a la caisse. Ces radins, si t'es pas boursiers, tu paie ton repas cash ! 8euros tous les jours, ca fait mal aux fesses ! Pire que la pénétration a sec pour ta premiere nuit, pire qu'une pillule a avalé sans eau, pire que le froid qui te craquelle la peau les nuits d'hiver avec pour seul vetement une echarpe. Sans déconner. Je ne suis pas pauvre, mais bon, je ne suis pas riche non plus. Je ne travaille pas. Mon pere me paie juste le loyer, et un minimum pour manger. Ce que je gagne, je le gagne lorsque je danse dans des galas, des spactacles, des représentations. Et a coups de 8euros par jour, cinq jours semaines, Faites le compte ! Ca part pire que vite.

Je m'installe a une table, seul. Je ne connais personne, ici. Je ne suis là que depuis le début de l'année. Tous se connaissent ici depuis la premiere année de formation. Je suis un rejeté, un gars qui a eu le malheur d'avoir un passe-droit pour entrer à l'école en milieu de formation. Qu'est-ce que j'y peut, moi, si cette école est venue me chercher ? Je n'avais rien demandé. Certes, ca ne ma pas déplut, au contraire. Tu parles, une ecole de cette renommée, mais ca passe mal. Des centaines d'élèves passent le concours pour rejoindre une des trois places par an qui se libèrent, et moi, j'arrive, tout fier, parce qu'on m'a demandé de venir. Ils n'ont pas accepté. Et je les emmerde. Je n'y suis pour rien. Et tant mieux que je sois seul. Personne pour me distraire de mon but.




***





La nuit commence a tomber, j'ai déposé ma petite soeur a la maison, j'ai pu aller la chercher plus tot. Ca m'arrange, je peux retourner a l'école, comme ca. Il faut que je bosse, bordel ! Je n'y arriverai jamais sinon.

Toutes les salles sont a présent fermées. Tous les élèves ont quittés les lieux. Grave a mes clés magiques, j'ouvre la porte de la plus grande salle de danse de l'école. La salle Béjart. Je l'aime, cette salle.

Ce soir encore, je ferai tout, sauf ma variation. J'ai besoin de m'amuser, de me libérer, de sentir mes poumons vibrer. Mes jambes s'entortiller en mouvements complexes et incohérents. Qu'il me serait impossible à expliquer. Parce que c'est juste un relachement du corps. Ma tete en arrière. Je me laisse aller. Je me défie du regard dans cet immense miroir qui entoure la pièce, qui la rend plus grande encore qu'elle ne l'est déjà. Coupole, Flip, Salto, tout y passe, meme si ce n'est pas de la danse. C'est MA danse, MON expression corporelle. Après tout, qu'est-ce que la street dance ? Une expression corporelle. Des mouvements pris dans la rue, un simple gars qui s'essuie l'épaule du revers de la main peut devenir un mouvement. Tout est Liberté dans la Street Dance. Meme si tout a la fin devient structuré. Mais tout est Liberté, au début. Une évasion de son corps, une évaporation de soit-meme, et Dieu qu'on se sent bien, lorsque, a bout de force, on s'écroule sur le bois vernis, taché de collophane par les danseuse sur pointes, sentant cette odeur de résine sur le sol. Son dos détaillant chaque partie de ce bois qui nous manque tellement lorsqu'on le quitte. C'est ca la vie. La vie n'est que Danse. Et Musique.




***





Je m'en veux de m'ettre fait retirer ces clés si betement. J'ai tellement besoin de danser. Je suis seul, chez moi. Je m'ennuie, je rumine, je mange. Je regarde des émissions débiles. Moi, je veux danser. Encore et toujours. Si je ne pouvais faire que ca, je le ferais. J'ai fini de m'habiller, je suis le dernier. Je suis resté jusqu'a ce que l'on me demande de partir. J'attrape mon sac et eteinds la lumière avant de sortir. Je pars en direction de la sortie, mais dans la direction opposée, de la musique m'interpelle. Je change de trajectoire et abuse ma curiosité.

Je l'ai déjà vu danser. Plus d'une fois. Il se debrouille bien. Meme tres bien. Je rêverais de faire une battle avec lui. Juste pour voir lequel de nous serait le plus fort. Je l'observe a travers le petit carreau de la porte. Il ne me remarque pas. Il danse. Il expie sa rage. Il la fait sortir de lui. Il a l'air tellement en colère. Et pourtant, dans les couloirs, il a l'air si heureux de vivre. Il n'y a que lorsque les gens dansent que l'on remarque leur véirtable personnalité. C'est un acharné, mais il dévie de son sujet. Il passe une audition de street-dance, je le sais je l'ai vu en cours, et là il danse sur du hip-hop. Toute la section a eu pour obligation une chanson de Mickael Jackson et lui, il danse sur un rappeur que je ne connais meme pas. Et qui ne m'interesse pas. Ce style de musique me fout la gerbe. Mais je suis hypnotisé. Il ondule son corps avec tellement de facilité. J'ai beau dire ce que je veux, me montrer le plus fort de tous, en hip hop, je n'atteindrais jamais ce niveau. Parce que pour etre un bon danseur de hip hop, il faut un vécu, un passé, moi le mien a été plutot bien loti, je n'ai donc rien à extraire. C'est pour cela que le contemporain me plait. L'expression des émotions. Rechercher au fond de soit des émotions que l'on ne connait pas, que l'on doit exprimer parce que c'est comme ca, c'est dans l'écriture du scénard. Il y a marqué qu'il avait mal au coeur, alors il faut l'exprimer. Meme si tu es le plus heureux des hommes a danser sur cete scene.

Et il ondule, encore. Son front perle. Son torse est plein de sueur. Il n'en peut plus, et s'allonge a meme le sol, comme moi le matin. Je l'observe. Des semaines que je l'observe. Je lui trouve quelque chose de spécial. Quelque chose que les gens ici n'ont pas, ne peuvent pas m'apporter. J'aimerai tellement l'aborder. Mais je dois resté concentré sur mon objectif. Et lui, il n'est pas homosexuel. Remarque, moi non plus, je suis bisexuel. Mais les hommes me plaisent tellement plus. Mes les rappeurs n'aiment pas les petits danseurs de bal, comme ils les appelle, ou bien ses fillettes en tutu. Alors qu'aucun homme ne portera jamais de tutu. Mais c'est seulement pour blesser. Je suis bien tout seul. Et j'ai envie de danser. Il se relève, je pars vite avant qu'il ne m'apercoive. Je marche un bon trois quart d'heures et arrive enfin chez moi. Seul. Tellement tout seul ...




***





J'entre dans la maison. J'entends déjà les pleurs de ma petite soeur. Papa l'a encore laissée toute seule. Pauvre petite. Je cours vers chambre. Sans prendre le temps de me déshabiller, de laisser mon sac dans le couloir. Je cours, pénètre dans sa chambre, et la prend dans mes bras. Elle pleure. Je la calme à coup de «Chuut» dans l'oreille et de «C'est fini ma puce» tout en la bercant. Elle se blottit contre moi et je l'emmene dans ma chambre. Cette nuit encore, elle dormira dans mon lit. Je la couche, la recouvre de la couverture et me déshabille, ne gardant que mon boxer. Je la rejoinds dans le lit, et elle se blottit contre moi. Sa respiration toute douce, son sourire qui m'apaise. «T'étais où, Thomas ?» Je lui souris . «Pourquoi Thomas ? C'est Tom, mon prénom.» Elle rigole de son petit rire et m'explique. «Je sais mais ma maitresse elle t'appelle tout le temps comme ca, elle croit que Tom c'est un diminutif, elle est bete.» Je rigole avec elle. Oui, sa maitresse est stupide. Mais je ne le dirais pas devant une petite fille de sept ans. «Tom, pourquoi tu rentres si tard ?» Elle prend son air autoritaire. C'est vrai que c'est la seule femme de la famille, il faut bien qu'elle le montre héhé. «J'étais à l'école, ma puce. Tu sais, l'examen, c'est bientot. Et puis il y a quelqu'un que je voulais voir...» Elle me regarde, suspicieuse. « Qui ca ?» Cette petite est irresistible. «Un garçon qui m'observe depuis pas mal de temps. J'aime bien le voir m'observer.» «Mais s'il te voulait du mal ?» L'imagination des enfants ! «Ne t'inquiètes pas, ma puce, il ne me veut aucun mal. Il est juste curieux. Allez, au dodo, ma princesse». La petite s'allonge tout contre moi, et je l'encercle de mon bras. J'éteinds la lumière et plonge dans le milieu des reves. Mon pere ne rentra pas cette nuit. Tant mieux. J'ai pu rever. A lui. Qu'attend-il pour venir me parler ... ?









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Alors, verdict ? Ca vous a plut ? Que fais-je ? Je continue sur un autre blog, j'oublie, j'attends ?
J'attends vos réponses avec impatience.

Biyoux.
Joy

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réponses au commentaires :





Nina :

En fait, je ne peux pas réellement t'expliquer.

Pour la d
anse contemporaine, je te donne un exemple, qui représente tres bien ce que je pense de cette danse, que j'ai pratiqué pendant de longues années, comme la danse classique (oui une rockeuse peut danser du classique, le preuve lol) ICI . Sache que cette danse est comme son nom l'indique, contemporaine, donc actuelle. Elle se charge de tous les élements de la vie quotidienne, de toutes les émotions, et la transforme comme elle veut, sur toutes sortes de musiques. Toutes les musiques. C'est une danse émotionnelle. Et très souple. Je te laisse la découvrir.

Quand
a la street dance, qui se danse aussi sur presques toutes les musiques, prend n'importe quel geste de la vie quotidienne pour la transformer en pas de danse. Par exemple un gars lasse ses chaussures peut devenir un mouvement. Elle est souvent associée au Hip hop, mais en réalité, ca n'a rien a voir. La street dance est plus souple, moins agressive. Il y a souvent quelques accrobaties prises a la gymnastique artistique, (c'est les agrès, barre, la poutre tout ca) mais ce sont les mouvements au sol qui sont empreintés. Tels que des équilibres, remasturisés a l'infini, ou des roulades, des saltos etc. Mais ca c'est pour la street dance accrobatique. Pour celle que pratique Tom, ce sont les mouvements de la vie de tous les jours qui sont mis en danse. Plus souvent sur de la musique R'n'B ou de la pop. Voila pour tes questions sur la danse.

E
n ce qui concerne le prénom de Tom. Je n'en sais rien. COmme je ne sais pas si le vrai prénom de Bill est William. Mais il me semble que sur le relevé de notes de Tom que j'avai vu un jour, en admettant que ce soit un vrai, il y avait bien marqué Tom dessus. Mais je crois que ca restera un mystère ... Cela dit, je préfère Thomas (en prononcant le S) que Tom. Voilou ma belle.

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 12:10

Modifié le samedi 08 décembre 2007 19:21

___Chapitre 16___



!!! EN LIGNE !!!







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Voilà, je ne suis pas franchement fière de moi pour ce chapitre. Je ne sais pas ce que vous en penserez.
J
e voulais le refaire mais bon, je vous ai suffisamment patienter. J'espère qu'il vous plaira quand meme.

Sur ce, bonne lecture les gens.

Et joyeux Noël a tous.

Joy.

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Il parait tellement serein lorsqu'il dort. Tellement calme. On le prendrait presque pour un ange. Pourtant, les anges ne font pas ce qu'il a fait hier soir. C'était tellement beau. Il m'a offert la plus belle chose qu'il avait. Après toutes ces années. Toutes ces années a attendre. Mais je ne les regrette pas. Au contraire. Ca n'aurait peut etre pas été aussi beau. Ca ne m'aurait peut etre pas plû. Qui sait ?

Je n'ai presque pas dormi. Il revient aujourd'hui. Aujourd'hui, il est à l'école. Malgré cette nuit magnifique, je n'ai pas reussit à dormir. Il a hanté ma nuit. Je ne veux pas le revoir. Vraiment pas. J'ai la trouille, oui. J'ai la haine, aussi. De l'amour, certainement. Et je me déteste pour ca. Je ne veux pas le voir. Je ne vois pas ce qu'il y a de compliqué dans ces mots. Je déteste cette partie de moi qu'il est ...

Gustav se reveille lentement. Je le regarde faire, attendrit. Lorsque ses yeux sont enfin ouverts, je lui dépose un chaste mais long baiser sur les lèvres. Il sourit. «Magnifique réveil.» Je lui tape gentiement sur l'épaule. Puis il s'asseoit à coté de moi. Son visage se crispe, comme s'il avait mangé un bonbon trop acide. Je ne peux m'empecher d'aclater de rire. Lui résiste tant qu'il peut a la douleur.

«Je suis ... désolé ... j'avais oublié... de te prévenir» je rigole. Il se leve précipitamment, essayant d'échapper a la douleur que lui proccure son derriere, et m'entraine avec lui jusqu'à la cuisine. On s'asseoit l'un en face de l'autre dans la cuisine puis on mange ce qu'a laissé pouir nous papa sur la table avant de partir. «C'est aujourd'hui, pas vrai ?». je m'arrete brusquement de manger. Ma tartine s'immobilise devant ma bouche, puis je la repose sur la table. Je la reprends finalement, mine de rien, genre sa question ne m'atteind pas.

«Oui. Et ?
-Ba rien. Tu vas y arriver ?
-Gus', c'est mon frere, pas le grand méchant loup.
-Non, c'est pire que ca ...
-Je vais prendre ma douche.
»

Oui, j'esquive ... et alors ?




***





«Bien, monsieur Kaullitz, commence-t-elle. Je vous ai réintégré dans votre classe, pour que vous retrouviez au plus vite possible votre condition et vos amis. Vous n'etes pas ici pour très longtemps, alors autant vous mettre dans l'ambiance des maintenant. Avez vous des questions ?
-Euh ... je commence. Oui, une. Comment va-t-on faire, pour ... enfin ... ce que vous savez ?
-Ne vous inquiétez pas, tout a été prévu.
-D'accord
»

Je sors, sans inquiétude. Un peu de stress, mais pas grand chose. C'est juste parce que je ne suis plus allé a l'école depuis un bon moment. Rien de plus normal. Mais bon, je me dis que c'est comme le vélo, l'école, ca s'oublie pas. Je longe les couloirs, accompagné de la directrice. Quelle lèche-bottes. Bientot, je suis sûr qu'elle va me demander un autographe pour ses filles, qu'elle n'a jamais eu. Elle m'a fait le coup dejà il y a deux ans, avant que je quitte l'école. Ils ont entièrement repeinds tout l'établissement. Plus de trace d'aucun de mes grafitis, plus de chewing-gum sous les rambardes de l'escalier, plus de crachas dans les couloirs. C'est propre et net. Ca fait bizarre. Mais c'est joli. Je ne pensais jamais dire un truc pareil en parlant d'un lycée.

Ma classe est juste en face de moi. Je n'ai plus qu'a frapper; Je prends une grande inspiration et tape trois coups rapides. On me répond d'entrer. Je regarde plein de détresse dans les eyux la directrice qui me fait un sourire plein de courage. J'ouvre la porte et entre. Tout le monde me regarde, admiratif. Il est enfin la, la star. Tout le monde se lève et m'applaudit. J'en suis tout ému. Je revoie des visages que je connais bien, je leur serre la main, leur tappe dans le dos, tout en arrivant jusqu'au professeur, qui me tape la bise ! Je suis en train d'halluciner. Ils ont l'air tout heureux de me retrouver après ma longue absence. Puis la directrice calme la classe, avant de s'en aller.

«Bienvenu parmis nous, Tom. Ton frere est en retard a ce que je vois.» Hein, mais de quoi il parle ? Et comment il sait que j'ai un frere, lui ? «Désolé, mais vous devez vous trompez. Bill n'est pas là.» il me regarde, mi-triste, mi-heureux. «Quel dommage. Voir les Kaulitz ensemble...» Hein ? Mais il est taré ce prof. Je ne m'en souvenais pas comme ca. Il est fou. Complètement fou. Il me fait signe de m'asseoir, j'y vais. Je m'asseois a coté d'un vieux pote, il m'a manqué ce con. Ce n'est que maintenant que je m'en rend compte. Je sors en hâte mes affaires, je suis pressé que le cours commence. Un immense sourire est affiché sur mon visage.

«Bien, Tom, tu prends le train en marche. Nous avons déjà commencé le cours. Suis sur ton voisin. Pour une fois, tu en as le droit. Si tu ne comprends pas tout, tu viendras me voir a la fin de l'heure.» Je ne peux que lui faire un signe de tete approbatif. Je n'ai que rarement été aussi heureux de ma vie. L'école. Si on m'avait dit un jour que je serais ravi d'y aller. Je vous aurai dit d'aller vous pendre pour éradiquer votre folie encore douce.

On frappe a la porte. Moi je m'en moque, je copie le cours.

«Ah, monsieur Kaulitz, entrez .» Ce prof est désespérant. Je suis déja là. «Monsieur, je suis déjà ...» Je me stoppe, j'aurai du garder la tete sur mon cahier. C'est pas possible. Ca ne se peut pas. Je le regarde. Il m'observe. Il a l'air paniqué/ Moi j'dois avoir l'air d'un con. Avec mon sourire béhat, mon sourire jusqu'aux oreilles. Alors il était là ... ? «Bill ...» Il se retourne et prend ses jambes a son cou. Je me lève plus vite que je n'aurai du et suis pris d'un vertige. Je me ressaisis et lui cours après. Putain, il court vite. Trop vite. J'ai plus l'habitude.

Une vraie course poursuite commence dans tout le lycée. Je n'arrive meme plus a penser. A pourquoi je lui cours après, pourquoi il s'est enfuit en me voyant. A quel point il me manque pour que je le laisse partir. J'acclère, motivé par une force intérieure qui me surprend, lui ralentit, certainement qu'il commence a fatiguer. Nous arrivons dans la cour, et je le rattrape. Son bras est tenu fermement dans ma main et je m'arrete brusquement, le faisant s'arreter avec moi. Je suis épuisé, mon dos me fait mal. Mais je m'en fout. J'ai plus important a faire que penser a mon état de santé. Il se débat, il veut s'en aller. Mais je le retient de toutes mes forces. Non, il ne partira pas. On se regarde dans les yeux. Il est animé d'une profonde colère. Moi je suis impassible. Je le regarde, c'est tout. Je ne sais meme pas ce que je ressens.

«Lache-moi putain !» Non, je ne te lacherai pas. «Putain mais tu crois quoi ?» J'en sais rien. Je veux pas que tu partes. Il continu a se débattre. «Que parce que t'es devant moi, je vais jouer les gentils toutous, faire genre que je t'aime alors que c'est faux ?!» Ah. Un coup de poignard dans le coeur. Je le lache. Je vois quelqu'un arriver près de lui. Gustav. «Bill, ca va ?» Il tourne la tete vers moi. «Oh merde, Tom.» il s'approche de moi et m'aide a me relever, mais je le repousse. J'y comprends plus rien. Lui, ici, avec Bill. Contre Bill. Moi qui lui disait que je voulais le retrouver savait où il était et il m'a rien dit. La tete me tourne, mes reins me font mal. Je comprends plus rien. Je perds l'équilibre. Bill ...



«Mr Kaulitz ... Mr Kaulitz ...» Une voix. Je me réveille en sursaut. «Bill !» Je crois que j'ai hurlé. Je sens des gens autour de moi. Je tourne la tete et vois l'infirmière et Gustav. Je suis complètement paniqué. Je ne comprends rien a ce qui m'arrive. «Gustav ! je crie, Gustav, il est où ? Où est Bill ?» il ne me réponds pas et baisse la tete. «Putain Gustav, il est où ?» Il lève la tete et me montre du doigt en face de lui. Je tourne la tete et le vois. Il me tourne le dos et regarde par la fenetre. Il a l'air de s'en foutre, que je sois là. Moi je suis complètement perdu. Meme si je connais cette infirmerie par coeur pour y avoir passé beaucoup de temps au lieu d'aller en cours. «Gus', s'te plait, laisse nous.» Lui dit-il, sans aucune intonation. Gustav se leve et quitte la pièce. Il a l'air triste et aussi perdu que moi. La porte se referme, on est tous les deux. L'infirmière a du aller prévenir la directrice que je suis réveillé. Je ne sais pas par où commencer. C'est tellement soudain. S'il y a bien une chose a laquelle je ne m'attendais pas, c'était de le voir ici. Mon petit frere. Maintenant, on s'est retrouvé, je le quitte plus. On nous séparera plus.

«Bill ...
-Ta gueule,
me répond-il, sévère.
-Mais Bill ...
-Ta gueule je t'ai dit !!!
»

Il a hurlé. Puis s'est retourné. Il me regarde tellement méchamment. Qu'a-t-on fait a mon petit frere ? Bill ...

«Je ne veux plus que tu m'adresses la parole, t'entends ? je ne veux meme pas savoir que tu existes. Je ne veux pas savoir où tu es. Je veux que tu me foutes la paix.
-Mais ...
-Et pour Gustav, ne lui en veux pas. Sinon t'aura a faire à moi. Il voulait juste m'aider et je lui ai fait promettre de ne rien dire. C'est d'accord ?
»

Je ne réponds rien, il m'a achevé.

«Bien. Sur ce, je me casse. Ne t'attends pas a me voir en cours demain.» Il part en claquant la porte. Moi je reste là, sur mon lit. Une larme, puis deux, puis trois. Un torrent. Que des larmes. Plein de larmes. Je replis mes jambes sur mon torse, et prend ma tete dans mes mains. Pourquoi ? Pourquoi a-t-il réagit comme ca ? Putain j'y comprends rien. J'ai la colère qui monte. Putain je me hais. Comment j'ai pu croire qu'il voudrait me revoir. J'attrape le vase sur la table de nuit et l'envoie valser contre le mur. Putain mais je suis trop con. Pourquoi Zora m'a pas appelé, puisque je sais qu'elle l'a retrouvé ? Je renverse la commode. Putain mais je suis stupide ! Je suis vide ! Je suis pire que ce que je croyais. Ne jamais croire en rien. Putain Bill !!! Je casse la petite fenetre de l'infirmerie. Comment j'ai pu croire qu'il veuille de moi? J'arrache les draps du lit. Et pourquoi il veut pas me voir ? J'envoie la matelas a travers la pièce. Puis je m'effondre. J'entends quelqu'un rentrer et pousser un hurlement de stupeur. Moi je suis affalé par terre. J'arrete pas de pleurer, je me tappe la gueule dans les mains, j'ai envie de hurler, de montrer au monde entier que j'ai mal et que j'ai survit pour rien. Pour lui. Donc pour rien. Puisqu'il ne m'aime pas...








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Alors verdict ? (pars se cacher au plus profond de son armoire)

Biyous les gens.

Et encore joyeux Noel !!!

Joy

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# Posté le lundi 17 décembre 2007 12:54

Modifié le mardi 25 décembre 2007 17:42

___Chapitre 17___

!!! EN LIGNE !!!








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Coucou tout le monde. Je vous met le chapitre en deux partie. La deuxième partie sera sur cet article.

Dans ce chapitre, vous allez enfin découvrir certaines choses. Ne soyez pas trop durs avec Bill.
Vous allez comprendre que c'est lui la victime.

Biyoux les gens et bonne lecture.

Joy

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Premiere partie :





J'ai pas été en cours de la journée. Je m'en fous royalement, en fait. Pourquoi j'ai réagi comme ca ? Oui, il m'a fait énormément de peine et c'est a cause de lui que ma vie est ce qu'elle est. Que j'ai perdu ma famille maternelle. Que je ne sais pas ce que c'est d'avoir des calins de sa propre mere. Que mon père m'a élevé tout seul avec les moyens du bord. Ca fait dix ans que je culpabilise. Dix ans que je me dis que tout est de ma faute. Dix ans que je me sens vide et inhumain. Sauf lorsque je suis avec Gustav ... Il me redonne vie. Il me fait comprendre que je peux aimer. Que je suis quelqu'un de bien. Qui a juste beaucoup trop souffert. Et le pire dans tout ca, c'est que j'aime mon frere. Tout à l'heure, c'était juste un mécanisme d'auto-défense. Je ne veux pas resoufrir. Le voir mal, voir tout le monde qui s'occupe de lui alors que tout le monde m'oublie. Parce que je vais bien.

Je vois ma maison. Il serait peut etre temps que je rentre. La voiture de mon pere est dans l'allée. Et merde, j'aurai bien voulu etre encore un peu seul. J'ouvre la porte et il me saute dessus. Il me prend dans ses bras. Il m'étouffe. «Oh Bill, tu m'as fait tellement peur.» Il se desserre et me regarde. Il a l'air paniqué et il regarde partout autour de moi pour certainement voir si je vais bien. «L'école m'a appelée. Ils étaient inquiets. Tu es parti dans une colère noire aparament...» Je m'écarte et pars m'asseoir sur le canapé. Il me rejoinds. La seule chose que je trouve a dire c'est : «Il est ici.» il me prend dnas ses bras. Je pose ma tete sur son épaule et laisse aller mes larmes. Il me berce, attendant que ca passe. Il m'embrasse sur le sommet du crâne. Ca me manque, ce genre d'attention. Il n'est pas assez souvent a la maison. «Allez, calme-toi. Ou pleure, si ca te fait du bien» Oui, ca me fait du bien. Au bout d'un certain temps, je me calme, je n'ai plus de larmes. «Il me prend par les épaules et me regarde dans les yeux. «Tu sais, Bill, il va falloir que tu lui parles, un jour.» Je ne dis rien, et l'écoute. Il a l'air tellement profond. Il sait qu'il me fait du mal, mais je sais que c'est pour mon bien. «Ecrire sur un cahier, ca fait du bien, mais un jour, il faut que les mots sortent. Tu ne peux pas toute ta vie te contenter d'évacuer ta peine sur des feuilles blanches...» Mon Dieu qu'il a raison. Et mon Dieu que ca fait mal.

Il inspire un grand coup et intensifie son regard. «Je n'y suis pas allé parce que je t'attendais, mais Tom est à l'hopital. Ils l'ont emmené de force ...» Tom. Hôpital. A cause de moi. Eh merde. Je me leve précipitamment et attrape les clés de voiture sur le meuble de l'entrée. Je les jette a mon pere, qui comprend qu'il est tant qu'il mette sa veste et de m'accompagner.

On monte, en silence. Moi, je stresse. A mort. Dans quel état est-il ? Je n'en sais rien. Ca fait bien longtemps que je ne le sais plus.

L'hôpital me semble a des milliers dde kilomètres tellement le trajet me semble long. Alors que pourtant il n'est qu'à quelques kilomètres. Et le voilà enfin, qui se dresse parmis un feuillage vert. Je cours presque dans le couloirs, a la recherche de l'acceuil. Mon pere me suis, plus lentement. Je gruge toute la file qui attendait son tour, essuyant les protestations, mais je m'en moque. Je suis essouflé, et je veux savoir comment il va. Je me poste devant la standardiste qui parlait et lui coupe la parole. «Tom Kaulitz, s'il vous plait» elle me regarde mauvaise. Je m'en moque. «Il a été admis d'urgence. S'il vous plait, c'est mon frere et je suis inquiet.» Elle se radoucit un peu et feuillette dans son bordel avant de me donner le numéro de la chambre et l'étage.

Je cours a n'en plus pouvoir dans les couloirs, peste contre l'ascenceur qui ne vient pas assez vite, puis qui monte trop doucement. Je ne sais meme pas où est mon pere, je l'ai semé en route. Il me rejoindra, de toute façon. La chambre 336, elle doit bien etre quelque part !!! Eh merde, je suis allé trop loin. «Bill !» Je me stoppe et me retourne. Un mec chatain m'a appelé et je n'aime pas la façon don't il me regarde. Ce gars me dit quelque chose. On était a l'école ensemble. Je vais vers lui. «Où es Tom ?» Il me regarde, méfiant. Il me regarde de haut en bas et me montre une porte. Je m'y dirige. «Attends !» Je me retourne une fois de plus puis il me parle. «Il t'aime, et tu lui as fait du mal. Si c'est pour recommencer, tu peux partir immédiatement.» Je reste perplexe. Je sais ce que j'ai fait. Mais je sais aussi ce que je vais faire maintenant. «Georg, c'est ca ?» il hoche la tete.

Je n'ajoute rien et entre. La peur au ventre. L'angoisse dans la gorge. Mon coeur qui bat dans mes tempes. J'ai l'impression de ne rien avoir mangé depuis des semaines. Je me sens complètement vide. Je le vois, dans sa robe bleu ciel, allongé dans ce lit. Les yeux clos.

Je m'approche doucement et tire une chaise pour m'asseoir auprès de lui. Je le regarde. On dirait un ange malade. Parce qu'il l'est, malade.
Je ne sais pas quoi faire. Alors je regarde tous ces tuyaux qui sont reliés a lui. Ces machines qui font du bruit, cette poche qui lui donne a manger par les veines. Je me sens nul. Pire que ca. Je me sens lache. Je me sens horrible. Au moment où je m'apprete a me lever, pour quitter cet endroit et fuir une nouvelle fois j'entends quelqu'un. «Je savais que tu viendrais.» C'était faible, mais je l'ai entendu. Je repose mes fesses que j'avais levées de quelques centimètres sur la chaise et le regarde. Il ouvre doucement les yeux. Il les fixe au plafond, il ne me regarde pas. Et il ne vaut mieux pas, parce que je dois faire peur a voir. Un cadavre a mon avis. Je suis pétrifié. Bordel ! J'ai peur de mon frere là ! «Pourquoi tu m'as fait ça ?» Un poignard dans le coeur. Que je suis con. C'est de ma faute, tout ca. «Parce que je ne suis qu'un con». Je me leve et m'approche de la porte. «Ca ne sert a rien d'avoir peur de moi. Crois-moi, dans l'état où je suis, il ne t'arrivera pas grand chose.» Je reviens a ma place initiale. Je baisse les yeux. J'ai le ventre qui se tortille de douleur. «C'est pas de toi dont j'ai peur, Tom, c'est de moi.» Il me regarde enfin. Il a cette petite larme au coin de son oeil qui mence de couler, mais il se force a ne pas pleurer. Il fait le dur. Il ne veut pas me montrer qu'il a mal. Meme si je sais que pour qu'il soit ici, c'est que j'ai du le faire beaucoup soufir. «Qu'est-ce que je t'ai fait ?» Et la colère me regagne. La tristesse aussi. Lui dire ou pas ? Lui avouer ce qui me ronge depuis nos six ans? Lui avouer pourquoi j'ai quitté la maison quand on m'a enfin pris au sérieux ? Lui dire pourquoi je me sentais mieux avec mon pere plutot qu'avec maman ? Pourquoi pas. Je lui dis tout, en restant calme, limite blasé, avec cette magnifique tristesse dans la voix qui pourrait se résumer en une magnifique chanson et des guitares classiques. Pourquoi pas meme un piano.

«Tu m'as tué, Tom. T'as tué ma vie. Il n'y avait plus que toi, a la maison. Moi j'existais plus. Tout le monde pleurait pour toi alors qu'on se fichait de ce que moi, je ressentais. Je perdais mon frere et tout ce que tout le monde voyais, c'est que moi j'avais pas a me plaindre. Parce que j'allais bien. Comme si je pouvais aller bien sans mon jumeau. Et toi t'as rien fais. T'as rien vu. T'as rien dit. Toi tu voyais que les cadeaux qu'on t'apportait pour que t'oublies. Tu voyais pas ma détresse. Tu voyais pas maman qui m'appelait par TON prénom, parce qu'elle se faisait des films. Parce qu'elle te voulait a la maison. Et comme on se ressemblait énormément, trop meme, je m'appelais Tom. J'étais celui qui devait vivre ta vie, pendant que toi t'étais là-bas. Personne ne s'est jamais demandé pourquoi moi j'étais pas là-bas. On s'est plus jamais soucié de ma gueule une fois que tu as attérit dans cet enfer. J'étais ton ombre. Rien de plus»

Je me lève, les larmes coulant sur mon visage. J'ai trop mal, je peux pas rester ici. Ma chaise couine lorsque je la déplace et j'appuie une nouvelle fois sur la poignée de la porte. «Je voulais pas tout ca, Bill.» Je me retourne, il me regarde. Autant de larmes que moi roulent sur son visage blême. «Moi non plus» Ma voix est tellement solennelle qu'elle ferait peur a qui nous entendrait. «Je t'aime petit frere.» Je baisse la tete, et dit en sortant. «Moi aussi, Tom, moi aussi.» Je me retrouve dans le couloir, et me laisse glisser contre le mur, les genoux contre ma poitrine, la tete dans mes mains, mes larmes allant bon train. J'ai envie de crier, mais je ne le ferait pas. On est dans un hôpital et je veux rester ici. Contre ce mur qui nous a toujours séparé. Contre ce tas de merde qui s'est toujours mis entre nous. Mon frere, ca fait des lustres qu'il est guérit. S'il savait pourquoi il est encore malade. Il m'en voudrait a mort. Si ce n'est pas déjà le cas.




***






Je reviens, un café à la main, et vois Bill assis dans le couloir. Il relache sa tete contre ce mur et se congne la tete dnas de petits accoups. Il me ferait presque de la peine. Je m'approche de lui, m'accroupit. Il me regarde. Je vois tellement de détresse dans ses yeux. Une bouée de sauvetage, il a besoin de quelqu'un qui l'aide. Mais je ne peux rien faire, je ne le connais pas. Remarque, si le mode opératoire est le meme que pour Tom, ca ne doit aps etre bien compliqué. «Tu lui as parlé ?» Il hoche la tete positivement. «Et tu lui as dit quoi ?» Il ne sait pas s'il peut me faire confiance. Je le sens. Je le vois. «Toute la vérité sur ce qu'on lui a caché» Aie. Moi je la sais la vérité, depuis longtemps. Mais je ne lui ai rien dit, a Tom. Tu penses bien que Gustav pouvait pas garder ça pour lui tout seul. C'est trop lourd, comme secret. Il est trop fragile, Gustav. J'ai rien dit à Tom pour une seule raison. Il fallait qu'il trouve tout seul. Et parce que je ne voulais pas le perdre. Je l'aime trop, ce petit con. Sans lui, ma vie est foutue. En réalité, on s'aime tous très fort, mais on se fait du mal. C'est un cercle vicieux. Gustav fait du mal à Bill en se refusant à lui, Bill fait du mal a Tom, parce qu'il n'ose pas lui dire que sa famille est une ordure, moi je fais du mal a Tom, parce que je ne lui dis pas que je sais. Et Tom fait du mal a tout le monde, sans le vouloir, parce que nous on lui dit rien, et que ca nous fait de la peine de le voir comme ca. On est tous tres con. Mais ca, c'est pas nouveau.

«Allez, viens, je t'offre un café.» Il me suit, sans grande conviction, jusqu'a la cafétaria. Il s'asseoit en face de moi. «Tu veux quoi ? je te l'offre.» Il réfléchit puis ... «Un café ca m'ira» Je vais le lui chercher et le ramène. Il le prend dans ses mains, mais ne boit pas. Il semble préoccupé. Normal en meme temps. «Tu sais, tu peux me parler». Il relève la tete, comme incrédule a ce que je viens de dire. «Oui, je sais, j'ai pas l'air comme ca, mais je sais tenir ma langue.» Il racle sa langue contre son palais, toussote un coup, puis ... «Tu sors avec Tom ?» Il me prend un peu au dépourvu, là. «Je pensais que tu le savais...» Il souris. «Je le savais, je voulais juste voir si tu assumais. Je sais tout concernant Tom.» Je dois avoir l'air stupide, parce qu'il ajoute. «Ce n'est pas parce que je ne le vois plus que je l'ai abandonné. J'ai toujours été là. Je l'ai suivit partout. Je sais tout de sa vie. Je me tiens informé.» Il m'impressionne là. J'en reste baba. «Je ne l'ai pas abandonné. J'ai juste mis de la distance. Enfin c'est ce qu'il croyait. J'habitais au dessus de chez Zora. Enfin son frere. Je savais parfaitement qui elle était. J'ai fait genre que je la prenais pour une groupie. Mais je savais très bien ce qu'elle voulait. Comprendre ... Mais y a rien a comprendre. Rien. Y a juste a le vivre pour savoir. Et personne a part nous ne l'a vécu.»

Il en a trop dit ou pas assez, là. J'en reste sur ma fin. Il boit son café d'une traite puis se lève. «Tu diras a Tom que pour son mal de dos, les cachets, ca sert a rien. C'est de la pommade contre les bleus qu'il faut. Et pour sa tete, il ne devrait plus avoir mal a présent.» Hein ? je n'ai meme pas le temps de lui demander des explications qu'il est déjà parti. Eh merde.

Je paie le café et retourne voir Tom.

Il est allongé sur le ventre. Une infirmière est là, et l'examine. Je lui demande. «Excusez-moi, madame, est-ce que vous auriez de la pommade contre les bleus, par hasard?» Mais qu'est-ce que je raconte, moi ? Je suis fou. Complètement taré. Pourquoi je l'écoute ? Mais je ne sais pas pourquoi, je sens qu'il a raison. Elle sort en me disant que oui, elle a ce qu'il faut. Tom me regarde bizarrement. C'est vrai que je dois avoir l'air d'un abruti. «Un tuyau de Bill» Il s'asseoit dans son lit et me regarde. «Tu lui as parlé ?» Et je dis quoi, moi, maintenant ? La vérité. «Oui. Il est aussi pomé que toi.» Il me prend la main et m'attire contre lui. Je sens son souffle dans mes cheveux lorsqu'il pose ma tete sur son torse. «Il est encore plus pomé que moi. Et c'est de ma faute.» Je le serre fort contre moi, et l'infirmière revient. Elle me tend le tube de crème. «Allez, allonge toi.» Il s'allonge mais pas du bon côté. Il se retourne, et j'applique la crème sur le bas de son dos. Je le masse en meme temps. «Hum ... ca fait du bien.» Je fait bien pénétrer la crème et en remet une couche, que je laisse bien épaisse, puis referme sa robe bleue. Son téléphone sonne. Je le lui donne.

«Tom Kaulitz.
-...
-Oui, Luc.
-...
-Non, ne t'inquiètes pas, ce n'est rien de grave. J'ai juste fait une grosse chute de tension, mais rien a voir avec mon état. J'ai juste eu un gros choc.
-...
-Ca je m'en doute que tu ne me crois pas.
-...
-Ecoute Luc, appelle l'hôpital au lieu de me harceler. Tu verras bien que je dis vrai.
»

Et il lui raccroche au nez. «il hors de question que j'y retourne» il fait sa petite mine boudeuse que j'aime tant, et je l'embrasse. J'y met tout l'amour que je peux. Il passe ses mains dans mon cou et caresse le lobe de mes oreilles avec ses pouces. J'adore ça. Je pourrais l'embrasser toute ma vie s'il le fallait.




***





J'ai quitté l'hopital. Je marche. Seul. Encore. Je me pose des questions. La pire journée de ma vie. La nuit commence déjà à tomber. Cette nuit va tellement bien avec mes idées noires. Il y a tellement peu d'étoiles, dans ce ciel, cette nuit. Aussi peu que l'espoir qui règne dans ma vie de ne plus en vouloir un jour à Tom. Il était petit, comme moi. Il ne l'a pas fait expres. Mais il m'a oublié. Il m'a laissé tombé. Il ne s'est pas rendu compte que j'étais à côté et que j'étais pourtant tellement loin de lui, a ce moment là. Moi aussi j'étais malade, et on n'a rien fait pour moi. Heureusement que papa m'a récupéré. Sans lui, qui sait ? Je serais peut etre mort.

Je m'ennuie ferme. Et je n'ai pas envie de rentrer. Meme si je sais que Gustav m'attend à la maison.

Je sors mon téléphone de ma poche, et compose ce numéro que je connais si bien.

-...
-Oui, c'est Bill.
-...
-T'as quelque chose pour moi, ce soir ?
-...
-Ok, rendez-vous dans une demi-heure sur la place de l'église.
-...
-Ok. A tout a l'heure.









Seconde partie :

Ce n'est pas grand chose, je le sais, mais c'est tout ce que je peux faire sans ordi et sans internet. Désolé tout le monde. J'espère que cette fin de chapitre vous plaira quand-meme. Milles excuses encore.


Mon père m'attendait, une fois de plus. Il m'attends toujours quand je ne suis pas a la maison. Mais cette fois-ci, malheureusement, pas seul. Je suis passé, fier, devant cette femme aux yeux larmoyants, aux cernes de ne pas avoir assez dormi, ces cheveux en bataille, ces mains usées par le travail.

Je hais tellement tout en elle, et pourtant, je me suis surpris à etre attendrit par ce bout de femme usé.

Je m'en serait fait vomir. J'aurai dégobillé dans les chiottes toute mon aversion pour elle. J'aurai hurlé à m'en faire mal aux cordes vocales, a les briser, meme.

Et pourtant ... pourtant, j'ai fait demi-tour. Et je me suis assis. Sur ce fauteuil que j'aime tant mais qui me parait maintenant trop étroit.

Elle me regardait, sans expression, sinon celle de la fatigue, sur le visage. Une main de mon pere sur sa cuisse, pour la rassurer, certainement. Je le déteste pour ca en cet instant. Et lui qui me renvoit des regards me disant que ca va aller ... mais rien ne va.

«Bonsoir, Bill, me dit-elle.
-Je ne m'appelle plus Tom, maintenant ? je cingle.»

Elle en a un haut le coeur. Elle change de couleur, mais tente de rien faire paraitre. Puis elle plonge une main dans son sac et en sort un carnet. Mon carnet. Et me le tend. Je ne le prend pas, je ne dis rien. Je m'énerverait plus tard.

«C'est Zora, qui me l'a donné» Je m'en serait douté. «Je l'ai lu» Je m'en doute aussi. «J'y ai lu des choses que je n'imaginai pas» Je m'en doute encore. «Ta peine me fait mal» Et ca, ca me fait rire. «Tu ne t'ai jamais préoccupée de moi. Tom, Tom, Tom !!!» je crie. «Tu n'as toujours pensé qu'à lui !!!» Et ca, c'était ma main dans sa figure. Et moi, je pars dans ma chambre ...




***





Ma chambre blanche et vide me ferait presque peur. Pourtant, j'y suis habitué, maintenant. Mais non. Comme un acteur qui a le trac. Moi j'ai peur d'un diagnostic que je sais stable. Georg regarde par la fenetre. Ca fait presque une heure qu'il n'a pas décroché le regard de cet arbre. Qui a l'air aussi triste que lui.

«Georg, y en a que pour deux jours.» Il reste le regard figé sur ce bout de vie végétal. «Georg, regarde-moi.» Il daigne enfin poser ses yeux dans les miens, exaspérés. «Parle-moi» Il se leve, comme perdu, et quitte la chambre, sans dire un mot.

Et moi, je reste là, sans rien dire, sans bougé. Parce que de toute façon, je n'ai pas le droit de me lever
.








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Alors, verdict ?

Biyoux les gens.

Passez un bon réveillon du jour de l'an.

Joy.

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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 14:12

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:40

___Chapitre 18___

Allez voir la suite du chapitre 17 sur larticle précédent !!!






!!! EN LIGNE !!!










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Je vous en prie, excusez moi de ce retard. Mais en ce moment, je suis pire que surbookée, un truc de
malade. Tout ne va pas tres bien, meme si je fais semblant, et le tout a fait que mon inspiration et mon
t
emps pour écrire se sont envolés en meme temps. Mais me revoila.
J'espère pouvoir écrire la suite tres rapidement.

E
n tout cas, je remercie ceux qui me suivent malgré tout. Je vous aime fort.

Joy.

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Première partie :




J'attendais depuis que je suis réveillé qu'il entre enfin. Il se gratte l'arrière de la tete, gêné. Je souris en le voyant comme ca, comme un gamin. Puis il releve la tete dans une mine confuse et grimaçante. «Tu m'en veux pour hier ?» Je rigole carrément. Je me retenais depuis qu'il était entré. «Bien sur que je ne t'en veux pas. Viens là» J'ai repris mon calme et je lui ouvre les bras. Dans lesquels ils se blottit. Mais bien vite, il se redresse, se calant contre la barrière arrière du lit, observant les draps. «Tu m'expliques ? T'es trop bizarre depuis hier» Il se lève et repars s'asseoir a sa place d'hier, sur le fauteuil et admire a nouveau l'arbre. «Georg, tu ne vas pas recommencer, rassure moi ?» Il tourne son visage triste vers moi et sa voix tremblante se fait entendre.

«J'en ai marre. J'en peux plus de te voir là. On devait passer un mois ensemble et te revoila dans un putain d'hopital de merde.
-Georg ... C'est que deux jours.
-Deux énormes jours sur un tout petit mois. Petit mois que tu n'as pas eu depuis des années. T'as pensé ce que ca me faisait a moi ?
»

J'en suis tout sonné. Ma bouche reste entrouverte sous la stuppeur. Qu'a-t-il osé dire ?Je ne crois pas avoir tres bien compris. La colère s'empare de moi.

«Penser a toi ? Penser a toi ? Mais je ne fais que ca, Georg ! Que ca ! Ca fait trois ans que je te dis de partir parce que je ne veux pas que tu souffres. C'est toi qui a choisit de rester !!! C'est pas moi ! Moi je veux t'éviter tout ca. Je veux te voir heureux dans les bras d'un mec bien portant plutot qu'avec moi, meme si je serais le mec le plus triste de l'univers parce que je t'aurais perdu. Je pense plus a toi qu'à moi. Tu ne serais pas là, je m'en serais foutu de ma santé ! Alors arretes tes conneries tu veux ... Maintenant, fous moi la paix, cette dispute pire que ridicule vient de m'épuiser. Alors je ne te retiens pas ...»

Je me recouche, la couette au bord des yeux, et entend le froissement des vetements de Georg, signe qu'il s'est levé, puis la porte s'ouvrir puis se refermer. Mes larmes coulent doucement. Plus de fatigue morale que de réelle tristesse. Je me doutais qu'on en finirait là un jour. Je pensais que ca arriverait plus tot, par contre.




J'entends la porte s'ouvrir a nouveau, et une présence familière. Puis une odeur. Je me retourne vivement et l'apercois devant mon lit. Il me sourit. Le meme que le mien. Celui qui m'a toujours manqué. Je me redresse et attache mes dread-locks avec l'une d'entre elles a l'arrache. «Que me vaut l'honneur de la visite de mon frere jumeau en ce samedi après-midi pluvieux ?» Il s'asseoit sur une chaise a coté du lit puis sourit. «Comme tu le dis si bien, il pleut. Et quand il pleut, je m'ennuie. Donc la seule alternative que j'ai trouvé pour m'occuper, c'est venir te voir» Je le regarde fixement puis lui lance un «Sympa» faussement vexé. On rigole légèrement puis il sort de son sac quelque chose qu'il me tend. «En réalité, je suis venu te donner ca» Je prends ce qu'il me tend et decouvre un journal usé. Je l'interroge du regard. «En réalité, j'ai compris une chose. Qu'on s'aime. Malgré tout ce que tu pourras lire dans ce carnet. Tu vas voir que je suis assez dur. Tres dur. Trop peut etre. Je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que ce ne sont pas des paroles en l'air. Je pensais tout ce que j'écrivais au moment où je les écrivais. Ca ne te plaira pas, mais je sais aussi que tu es la seule personne qui puisse comprendre pourquoi. Et parce que je veux retrouver mon frere. Celui de quand j'avais six ans.»

J'en ai les larmes aux yeux. Je serre contre mon coeur cet enfourmillement de pages cornées et lui sourit a travers les deux trainées de larmes qui roulent sur mes joues. Il me prend la main, puis reprend un air sérieux.

«On ne se connait pas, c'est vrai. Et je n'ai pas a me permettre ce que je vais te dire mais ... Georg t'aime. Tu ne sais pas ce qu'il vit. Te voir dans un hopital sans pouvoir te toucher de peur de te casser, ou tout simplement parce qu'on est dans un hopital. Te voir toujours au plus mal, meme si toi tu te sens en pleine forme. Occupe toi un peu plus de ses désirs a lui. Meme si je te rassure, tout ca, c'est fini.» Je n'y comprends rien.

«Ne cherche pas a comprendre, me dit-il, sentant mon désopointement. Enregistre. Ecoute ce que je te dis. Si je peux te donner un petit conseil. Quand Georg reviendra, veille a bien fermer la porte a clé, et a lui faire comprendre que tu l'aimes.»

Il se leve, m'embrasse tendrement sur la joue, puis prend la direction de la sortie. «Pourquoi ai-je la désagréable sensation qu'on ne se verra plus avant longtemps ?»

Il lache la poignée et plonge dans mes yeux noisettes. «Parce que ton mal de dos est fini, je n'ai presque plus aucun bleus, ta tete ne souffrira plus, j'ai accroché notre photo dans un cadre au mur, et que je veux que tu réaprennes a vivre comme quelqu'un de normal avant de venir me voir» Je me leve, faisant attention a la perfusion. «Bill, t'essaie de me dire quoi ?» Il souleve lentement son tee-shirt, me tourne le dos et laisse apparaitre une tres large bande jaune pisseux dans le creu de son dos.
«Tu vois, c'est presque fini. Tu n'as plus de raison d'avoir mal. Mais continue la pommade une petite semaine encore.
-Bill ...
-Ne t'inquiètes pas, petit frere, tu sauras constamment où me trouver. Je serais toujours là.
»

Sa derniere phrase s'accompagne de sa main qui se pose sur mon coeur. Je ne pleure meme pas. Je suis hypnotisé. Je ne veux pas croire. Deux jours a peine et ... il s'en va. Refermant la porte sur lui, sans aucun bruit. Peut etre parce que je n'entends plus rien.

Je m'écroule sur mon lit, et toutes les larmes que j'ai s'échouent sur le linoléum usé de l'hopital.








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Alors, ca va ? J'ai pas trop perdue la main ? Comme trouvez-vous cette suite ?
J'attends vos commentaires avec impatience.
En réalité, je suis en plein stress.

Biyoux tout beaucoup.

Joy.

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# Posté le dimanche 06 janvier 2008 15:50

Modifié le mardi 05 février 2008 16:11